7 mai 2020
Kiuna offre un nouveau programme en cinéma autochtone cet automne
Par: Jean-Philippe Morin

La formation en cinéma autochtone sera donnée à l’automne à l’Institution Kiuna d’Odanak. Photo Eli Laliberté

L’Institution Kiuna d’Odanak, seul centre d’études collégiales destiné aux Premières Nations au Québec, lance une nouvelle formation en cinéma autochtone. Le programme sera offert dès l’automne 2020.

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Le tout est rendu possible grâce à une association avec le Wapikoni mobile, qui fait rayonner depuis plus de 15 ans les riches cultures des Premières Nations par la réalisation et la diffusion de films. En joignant leurs efforts, Kiuna et le Wapikoni mobile souhaitent jouer un rôle actif dans l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs autochtones, qui contribuera à projeter une image plus fidèle et plus juste des Premières Nations.

« Nos communautés étant en pleine effervescence culturelle, de plus en plus d’étudiants sont attirés par les domaines artistiques. Ce nouveau programme permettra entre autres aux jeunes de poursuivre la démarche entreprise par le Wapikoni mobile et d’obtenir un diplôme », précise Prudence Hannis, directrice associée de l’Institution Kiuna.

« Je suis tellement heureuse de cette collaboration avec Kiuna. En alliant un programme collégial à la méthodologie du Wapikoni en matière de formation, nous pourrons pousser encore plus loin le perfectionnement de nos talentueux créateurs et créatrices. Ensemble, nous voulons développer et inspirer la relève cinématographique autochtone afin de voir émerger une signature artistique qui placera notre souveraineté narrative au cœur de la pratique. Je suis également emballée par l’idée de pouvoir accueillir au sein de nos équipes de mentors ces étudiants et étudiantes, et futurs diplômés et diplômées », déclare pour sa part Odile Joannette, directrice générale du Wapikoni mobile.

Selon la productrice et présidente de Kassiwi Média, Julie O’Bomsawin, ce programme collégial unique s’inscrit dans une importante démarche collective d’affirmation culturelle. « Cette formation est un gage d’avenir, car plus il y aura de gens autochtones compétents et passionnés dans le domaine de la production, mieux nous serons représentés, ainsi que nos réalités propres, et plus les membres des différentes Nations pourront se reconnaître à l’écran ».

La réalisatrice Angie Pepper O’Bomsawin, propriétaire de Peppered Films, a également fait le don d’une caméra professionnelle à l’Institution pour témoigner de son enthousiasme face à cette nouvelle initiative.

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