11 octobre 2016
Joey Houle déjoue la mort et rejoue au football
Par: Sarah-Eve Charland
À peine six semaines après avoir frôlé la mort et même s’il a souffert de brûlures au 2e et au 3e degré, Joey Houle joue à nouveau au football. | TC Média - Pascal Cournoyer

À peine six semaines après avoir frôlé la mort et même s’il a souffert de brûlures au 2e et au 3e degré, Joey Houle joue à nouveau au football. | TC Média - Pascal Cournoyer

À peine six semaines après avoir frôlé la mort et même s’il a souffert de brûlures au 2e et au 3e degré, Joey Houle joue à nouveau au football. | TC Média - Pascal Cournoyer

À peine six semaines après avoir frôlé la mort et même s’il a souffert de brûlures au 2e et au 3e degré, Joey Houle joue à nouveau au football. | TC Média - Pascal Cournoyer

Rien n’arrête Joey Houle. Malgré qu’il soit passé à deux doigts de mourir électrocuté en raison d’une violente décharge de 14 500 volts qu’il a reçue au travail le 16 août dernier, il rejoue au football à peine six semaines plus tard.

« C’est la vie. Il arrive des affaires des fois, mais je m’en suis bien sorti. Je suis content d’être là aujourd’hui », affirme-t-il.

Le Sorelois travaille depuis quelques années à tailler des haies durant la saison estivale. Même s’il n’est pas certain de ce qui s’est réellement passé, il se doute qu’il a touché un fil électrique, à 20 pieds de hauteur, en taillant le haut d’une haie.

« J’avais la consigne de faire attention. J’étais sur une échelle stable. Ce n’était pas la première fois que je faisais ça. […] C’est flou. Je ne me rappelle plus de ce qui s’est passé une heure avant d’être électrocuté », raconte-t-il.

Résultat : il a été brûlé sur près de 18% de son corps au 2e et 3e degré. Les médecins lui ont annoncé qu’il devait rester un mois à l’hôpital puis un autre mois en réadaptation. Sa cuisse est le membre le plus touché. « Je ne retrouverai plus jamais ma jambe à 100%. »

Six jours plus tard, le jeune homme de 17 ans est sorti de l’hôpital. Le 8 septembre, il a reçu une greffe de peau sur sa cuisse. Il devait également demeurer sept jours sans bouger, mais il n’a pas tardé à se remettre à l’exercice.

« Les médecins m’ont dit qu’ils n’avaient pas vu ça souvent. J’ai persévéré. J’ai essayé de courir. Quand je courais un kilomètre, j’essayais de courir 1,1 kilomètre le lendemain. J’essayais d’en faire un peu plus chaque jour. »

Le sport avant tout

Le sport a toujours été important pour Joey. Il joue comme linebacker avec les Polypus depuis deux ans.

« Jouer au Xbox, ce n’est pas pour moi. Je ne me voyais pas rester sur le divan aussi longtemps. Ma mère voudrait bien que je prenne ça relax, mais je ne suis pas capable. »

Il a repris les entraînements depuis deux semaines. « Je fais à peu près tous les exercices. Quand j’ai mal, je ne me pousse pas trop. Ça ne vaut pas la peine de se maganer. J’écoute mon corps. »

Son entraîneur Harold Turbide se montre impressionné de voir sa persévérance. « Quand j’ai su pour son accident, j’ai cru mettre un trait sur sa saison. Je suis bouche bée de le voir sur ses deux jambes à l’entraînement. Il est très résilient. Ça reflète bien ce qui s’est passé. Il est passé à côté de la mort cet été. Malgré tout, il ne pensait qu’à revenir à l’entraînement. »

image