21 février 2020
Jean-Pierre et Camille Salvas en cinq questions
Par: Sébastien Lacroix
Camille et Jean-Pierre Salvas, les coprésidents de la 35e édition du Gala du mérite économique.
Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Camille et Jean-Pierre Salvas, les coprésidents de la 35e édition du Gala du mérite économique. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Les coprésidents d’honneur de la 35e édition du Gala du mérite économique, Jean-Pierre et Camille Salvas, de la Fromagerie polyethnique, insistent sur la relève entrepreneuriale. C’est pourquoi ils invitent les jeunes à s’inscrire au Gala d’ici le 28 février et à se lancer en affaires.

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Pourquoi avoir accepté une coprésidence d’honneur de la 35e édition du Gala du mérite économique?

C’est très important pour nous de souligner l’entrepreneuriat dans la région. Camille s’implique un peu au club d’entrepreneuriat au Cégep et Jean-Pierre est dans le mentorat. On trouve que le Gala, c’est une belle occasion de souligner l’entrepreneuriat dans un événement plus festif pour encourager les entreprises qui génèrent de la richesse dans la région. On trouvait important d’avoir une coprésidence pour montrer la relève entrepreneuriale. Il y a beaucoup d’entreprises qui auront besoin de relève pour reprendre le flambeau. Ça nous fait chaud au coeur que ce soit l’agroalimentaire qui soit mis à l’honneur parce que c’est notre secteur.

Qu’est-ce qui explique la croissance de votre entreprise qui a doublé son chiffre d’affaires au cours des six dernières années?

On est à l’écoute de notre marché qui est de niche. Chaque fois qu’on a une décision à prendre, on revient toujours à notre mission de base qui est de procurer des fromages aux communautés ethniques qui sont venues s’établir en Amérique du Nord. Ça nous aide à focaliser sur notre expertise. On a toujours mis la rigueur et la qualité de nos produits au sommet de nos priorités. Ce qui a fait en sorte qu’on s’est distingué comme un produit de niche. Il y a aussi la proactivité. On essaie de toujours être un pas en avant pour être sûr que lorsqu’il y a une opportunité, on a la capacité d’usine pour être prêt à fournir et la saisir rapidement.

D’où vous provient votre passion pour l’entrepreneuriat et que souhaitez-vous transmettre aux entrepreneurs qui hésitent à s’inscrire au Gala?

Pour Jean-Pierre, c’est son père et ma mère qui lui avaient donné l’opportunité sur la ferme familiale de développer son goût pour l’entrepreneuriat. Ses parents qui lui ont permis de s’ouvrir sur ce milieu et d’être son propre patron. Pour Camille, c’est un peu similaire. Comme fille d’entrepreneur, elle a baigné là-dedans depuis son enfance. Elle est allée travailler dans le privé pendant deux ans. Ce qui lui a confirmé que ce n’était pas pour elle. Ils diraient aux jeunes d’oser se lancer, d’aller demander de l’aide pour se partir en affaires. Il y a un bon filet protecteur avec le bassin d’entrepreneurs qui sont là pour écouter, aider à faire son chemin et bâtir son entreprise.

Comment donner le goût aux jeunes de se lancer en affaires?

Chaque entrepreneur a son parcours bien à lui. Il faut les encourager, mais surtout les écouter, accueillir leurs idées, leurs innovations. C’est une façon de les motiver et de les aider dans leur parcours bien à eux. Les jeunes qui se lancent ont souvent besoin de parler, de partager et ils ont besoin de gens pour les écouter et se faire entendre pour avancer, passer à une prochaine étape et évoluer là-dedans.

Quels sont les éléments qui font qu’on peut se réjouir du contexte économique régional?

On devrait viser l’harmonie économique pour que la région soit un pôle pour attirer l’entrepreneuriat et que les médias fassent la une avec les créations d’emplois, les nouvelles entreprises, les succès d’entrepreneuriat de la région, plutôt qu’avec les malaises politiques.

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