24 avril 2015
« Je n’ai jamais forcé quelqu’un à faire quoi que ce soit »
Par: Sarah-Eve Charland
Le procès d’André Pépin se poursuit. | TC Média - Jean-Philippe Morin

Le procès d’André Pépin se poursuit. | TC Média - Jean-Philippe Morin

Le procès du pédophile allégué André Pépin s’est terminé le 17 avril dernier au palais de justice de Sorel-Tracy. La défense a terminé sa preuve par le témoignage d’André Pépin.

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M. Pépin fait face à une quarantaine de chefs d’accusation, la plupart à caractère sexuel. Neuf présumées victimes, presque tous des garçons mineurs, ont porté plainte contre lui pour des agressions sexuelles et une autre pour harcèlement. Ces agressions se seraient déroulées entre 1993 et 2013.

M. Pépin avait également purgé 23 mois de prison pour des crimes à caractère sexuel au début des années 90.

André Pépin a été hésitant dans ses propos et prenait de grandes respirations avant de répondre aux questions des avocats. Il s’est mélangé dans les noms des présumées victimes et semblait avoir des souvenirs flous des événements.

Dans plusieurs cas, il a intercepté des jeunes hommes qui faisaient du pouce. Il a amené plusieurs plaignants à une clairière reconnue pour s’y baigner nu à Saint-Eugène. Les relations étaient, pour la plupart, initiées par les plaignants.

Dans d’autres cas, André Pépin a été amené à avoir des relations sexuelles avec les plaignants après leur avoir rendu service, soit en leur trouvant un appartement dans le bloc où il était concierge ou en produisant leur rapport d’impôts. Dans tous les cas, les plaignants étaient consentants, affirme l’accusé.

« Je n’ai jamais forcé quelqu’un à faire quoi que ce soit. »

Pas de consommation de cannabis

Alors que plusieurs présumées victimes ont avoué durant leur témoignage avoir consommé du cannabis avec l’accusé, ce dernier affirme ne pas être un grand consommateur de drogue.

M. Pépin a confirmé avoir en sa possession une carte lui permettant de consommer et produire du cannabis pour une durée de 12 mois. « Je consomme très rarement. J’avais droit à 453 grammes chez moi, mais je n’en avais pas. »

Il lui arrivait de faire le ménage des appartements du bloc où il était concierge au moment des départs des locataires. Il a aussi avoué qu’il gardait le cannabis qu’il trouvait dans les appartements vides. « Je me disais que ça pouvait être utile pour quelqu’un. Je ne conte pas de menteries habituellement. »

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