24 décembre 2019
J’aime Noël!
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

J’aime l’effervescence d’une fin d’année. Cette urgence de classer des dossiers, de régler des questions, de faire table rase de ce qui chicotte pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Ce que je vous souhaite de connaître dans la semaine qui vient.

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Comme j’aime voir toute la générosité et solidarité dont la région témoigne alors que des citoyens donnent temps et argent pour ajouter un peu de lumière dans la vie de ceux qui l’ont difficile, parce que malades, seuls ou en situation financière précaire.

Et je salue bien bas ces initiatives de guignolée, d’Arbre de joie, de distribution de paniers de Noël par le GEST ou le CAB, ces repas servis par des groupes, ces concerts donnés pour apaiser l’âme et faire sourire!

J’aime aussi constater la chaleur des salutations, voir les sourires et vœux échangés en croisant des connaissances, même s’ils sont fort affairés aux préparatifs de la fête.

Somme toute, j’aime Noël. Pas la fête chrétienne qui a toujours été. Mais cet esprit de Noël qui a bâti cette tradition – elle tient bon encore aujourd’hui dans un Québec qui affirme sa laïcité – qui en fait un moment où se retrouver en famille ou entre amis, échanger vœux et vues sur les événements et connaissances communes.

Pour moi, et la plupart d’entre nous j’imagine, c’est un temps d’arrêt privilégié, même si pas toujours reposant – facilité par un congé férié – mais qui nous permet souvent des moments à ajouter aux annales familiales et personnelles de chacun.

Que l’on aime le temps des fêtes – parce que riche de bons souvenirs – ou qu’on n’aime pas pour diverses raisons, Noël demeure aussi pour moi un moment privilégié de faire le point sur qui on est, d’où l’on vient et ce que l’on veut. Comme personne. Comme citoyen.

Pas question ici de festivités à tenir ou de cadeaux à offrir ou recevoir. Je parle de plutôt de prendre le temps de se placer au meilleur de soi pour faire la paix. Pour choisir ce qui nous convient le mieux, et ce, sans crainte de ce que les autres peuvent en penser. Un moment où atteindre à une certaine sérénité.

Je vous souhaite à tous un moment de paix et de sérénité. De faire le plein de petits bonheurs qui, une fois bien respirés – comme dirait mon amie psychologue – sauront nourrir vos moments plus ombragés de 2020.

Il faut aussi souhaiter que la région traverse de bons moments. Elle qui cherche désormais à se donner plusieurs occasions de retrouvailles – que ce soit le Marché de Noël, le Réveillon au centre-ville ou le festival d’hiver qui naîtra en février.

Je souhaite enfin que ses décideurs oublient leurs désaccords et zizanies passés et puissent redécouvrir les vertus de la coopération, de la concertation. Je souhaite qu’ils connaissent des fêtes à la hauteur de celles de leur monde – avec des moments de paix et de sérénité, mais aussi de rires et de rencontres réconfortantes, stimulantes.

À l’an prochain!

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