25 juin 2020
Une journée hors de l’ordinaire pour José Hamelin
Il sauve une vie sur le chemin du travail
Par: Jean-Philippe Morin

José Hamelin, qui travaille comme cuisinier au Centre d’hébergement Élisabeth-Lafrance, a sauvé la vie de Souhel Bannout le 6 juin dernier, alors que la voiture de ce dernier sombrait dans un nid-de-poule géant. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

José Hamelin ne se considère pas comme un héros. Pourtant, il a sauvé la vie de Souhel Bannout, le 6 juin dernier, alors que l’automobiliste s’enfonçait dans un cratère rempli d’eau, sur le boulevard Fiset.

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« Je n’ai pas réfléchi », admet-il humblement, en entrevue. « Ça s’est passé tellement vite. Il fallait agir vite aussi. »

L’homme, qui est cuisinier au Centre d’hébergement Élisabeth-Lafrance à côté d’où s’est produit l’incident, a vu l’auto du coin de l’œil en se stationnant pour aller travailler. En s’approchant, il a réalisé que quelqu’un était à l’intérieur. La voiture, qui piquait du nez dans le cratère, s’enfonçait peu à peu dans l’eau.

Sur le toit

« Ça lui a pris un moment avant de réagir, il semblait sous le choc. Je suis donc monté sur le toit de l’auto et on a réussi à ouvrir la portière du côté passager. Il avait de l’eau jusqu’aux épaules. Je l’ai alors pris par le bras, ramassé par le collet et je l’ai sorti d’un coup », raconte-t-il, encore chamboulé par les événements.

« Sur le coup, je ne réalisais pas ce qui se passait. C’est le soir, en voyant aux nouvelles que l’auto était remplie d’eau et avait sombré, que j’ai réalisé l’ampleur de la situation », admet José Hamelin.

De son côté, la victime sera toujours reconnaissante du geste du bon samaritain. « Sans lui, je serais mort à l’heure actuelle. Je l’ai pris dans mes bras et je l’ai tellement remercié », avait souligné Souhel Bannout, dans nos pages.

Les deux hommes se sont d’ailleurs reparlés pour la première fois, le 18 juin, à l’occasion d’une entrevue à l’émission Drainville PM au 98,5 FM.

Selon ce que Les 2 Rives a rapporté la semaine dernière, l’asphalte avait été refait à cet endroit la veille de l’incident et ce sont les vibrations du rouleau-compresseur qui auraient provoqué le bris du joint entre la conduite de la Ville et celle du Centre d’hébergement Élisabeth-Lafrance.

La Ville de Sorel-Tracy est d’ailleurs en discussion avec M. Bannout pour le dédommager. Sa voiture était assurée « d’un côté » et il a perdu son bien. « On ne le laissera pas tomber », a mentionné le directeur des communications de la Ville, Dominic Brassard, au Journal de Montréal.

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