23 avril 2019
Il bat un record Guinness à Sorel-Tracy et redonne au suivant
Par: Jean-Philippe Morin

Julien Pinsonneault a battu un record Guinness de 10 minutes au demi-marathon de la Course de l'espoir, le 14 avril à Sorel-Tracy, avec son acolyte Charles-Olivier Gauvin. Photo Monique Laliberté | Les 2 Rives ©

Julien Pinsonneault a battu un record Guinness de 10 minutes au demi-marathon de la Course de l'espoir, le 14 avril à Sorel-Tracy, avec son acolyte Charles-Olivier Gauvin. Photo Monique Laliberté | Les 2 Rives ©

La Course de l'espoir a regroupé environ 350 participants. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Julien Pinsonneault a non seulement battu une marque inscrite dans le livre des records Guinness le 14 avril à la Course de l’espoir organisée à Sorel-Tracy, mais il a aussi rendu heureux un jeune adolescent.

Le jeune homme de 26 ans, de Saint-Hyacinthe, a réalisé un temps d’une heure, 20 minutes et 31 secondes pour le demi-marathon de 21,1 km. Ce qui est spécial, c’est qu’il le faisait en course partagée, c’est-à-dire qu’il poussait le fauteuil de son acolyte Charles-Olivier Gauvin, qui a une déficience intellectuelle légère. Le précédent temps de référence pour le demi-marathon était établi par Sébastien Roulier en une heure, 30 minutes et 37 secondes.

« Il faut dire que ce n’était pas facile à Sorel-Tracy un 14 avril avec la glace et la neige à certains endroits ainsi que les vents près du fleuve, mais il n’y avait pas beaucoup de pentes, ce qui est avantageux quand on pousse quelqu’un », souligne Julien Pinsonneault.

Toutefois, le record n’a pas été homologué à Sorel-Tracy. Maintenant qu’il a devancé son ami d’une dizaine de minutes, l’athlète espère refaire une course plus tard cet été et enregistrer officiellement son record dans le grand livre.

« Je participais déjà à des courses partagées à Sherbrooke chaque mercredi, relate M. Pinsonneault. J’ai déjà tenté l’expérience en poussant mon grand-père âgé de 90 ans. Puis quand j’ai su que je pouvais peut-être battre un record, je me suis dit : pourquoi pas? »

C’est alors qu’il a pensé à Charles-Olivier Gauvin. Julien Pinsonneault a déjà été moniteur et coordonnateur dans un camp de jour. Il côtoyait souvent Charles-Olivier à ce moment.

« Ça fait huit ans que je le connais. Je me suis attaché à lui. Il a un sourire contagieux. J’ai continué à le voir après le camp de jour. Il y a des gens, comme lui, qui n’ont pas la chance de pouvoir vivre la course à pied en raison d’un handicap. Mais là, il vivait les mêmes émotions que moi, en même temps. Il a pleuré de joie, c’était très beau à voir quand il a reçu sa médaille », souligne l’athlète.

La Course de l’espoir, un autre succès

Quant à la Course de l’espoir, elle a été remplie de succès pour une cinquième année consécutive. En tout, 344 coureurs ont pris part à cet événement initié en 2015 par Mélanie Duclos, originaire de Sorel-Tracy. Environ 30 % des gens se sont inscrits le matin même.

« On avait une équipe dévouée. La météo nous a donné une bordée de neige en début de semaine. Je suis moi-même allée pelleter quelques endroits du parc Regard-sur-le-Fleuve et on a avisé des participants que ça pouvait être glissant à certains endroits. Beaucoup d’entre eux nous ont tout de même félicités et l’événement a été un succès », se réjouit-elle.

Mélanie Duclos, qui habite aujourd’hui à L’Assomption, organise cette course en l’honneur de son père Pierre Duclos, décédé d’un trouble respiratoire. Tous les profits sont remis à l’Association pulmonaire du Québec. Environ 5100 $ ont été amassés cette année, faisant passer le total à presque 35 000 $ pour les cinq éditions.

« C’est beaucoup de travail, mais j’allie mes deux passions, soit l’organisation d’événements et la course à pied. Ma récompense, c’est l’argent remis à la fondation, mais aussi de voir les participants franchir la ligne d’arrivée avec le sourire. C’est important de faire ça pour mon père », conclut-elle.

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