20 octobre 2016
Huit mois de prison pour avoir désarmé un policier
Par: Sarah-Eve Charland
Alain Girouard-Desjardins a tenté de fuir les policiers au moment de son arrestation en août 2015. | Agence QMI

Alain Girouard-Desjardins a tenté de fuir les policiers au moment de son arrestation en août 2015. | Agence QMI

Alain Girouard-Desjardins, 33 ans, a reçu une peine de 8 mois de prison pour avoir tenté de désarmer un policier lors de son arrestation.

Il a reconnu sa culpabilité le 19 octobre dernier au palais de justice à deux chefs d’accusation pour un événement qui remonte en août 2015.

« Je n’appelle plus ça de l’agressivité, je pense à de la dangerosité. Je pense aux policiers et aux citoyens. Lorsqu’il s’est retrouvé avec l’arme dans ses mains, je n’aurais pas voulu me retrouver sur son passage dans l’état qu’il était », a affirmé la juge Louise Leduc au moment de rendre la sentence.

Elle a entériné la suggestion commune des avocats de la Couronne, Cimon Sénécal et de la défense, Annie Francoeur. Ils ont proposé une peine de 8 mois consécutive à celle de 20 mois qu’il purge actuellement depuis avril 2016 dans un autre dossier.

Entrave aux policiers

Avant de soumettre la suggestion, Me Sénécal a énoncé les faits reconnus par l’accusé. L’individu en liberté illégale pour ne pas avoir respecté une probation a été reconnu, par des policiers, sur les lieux d’une perquisition qui n’était aucunement reliée à l’accusé.

Le policier a poursuivi M. Girouard-Desjardins qui est monté par la suite sur le toit d’un immeuble dans sa fuite. Il a continué sa course avant d’être arrêté et menotté. Alors qu’il se retrouvait dans une auto-patrouille, les policiers ont constaté que l’accusé était essoufflé. Pour l’aider, ils ont légèrement ouvert la fenêtre.

En route, les policiers ont remarqué que l’individu a tenté de passer ses mains à travers la fenêtre pour déverrouiller la porte, ce qu’il a réussi de faire quelques minutes plus tard. Les policiers ont à nouveau intercepté l’homme alors qu’il tentait de fuir pour une deuxième fois.

Lors de cette intervention, l’accusé a donné des coups et a mordu l’un des policiers. Ils se sont entraînés dans une chute et sont tombés au sol. C’est à ce moment que M. Girouard-Desjardins a mis la main sur l’arme de l’agent de la paix.

« On ne parle pas d’une situation banale. Il s’agit de policiers d’expérience. Ils ont eu excessivement peur pour leur vie. Ils ont tenu à être présents dans la salle aujourd’hui parce qu’ils considèrent cet événement excessivement grave », a mentionné l’avocat de la Couronne, Cimon Sénécal.

Me Francoeur a défendu son client. « L’accusé a réfléchi à ce plaidoyer de culpabilité qui n’est pas sans conséquence. Mon client reconnaît qu’il a des problèmes avec la gestion de la colère. […] L’important est la reconnaissance de culpabilité et des événements. »

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