18 janvier 2016
Homme battu devant sa famille en 2012 : deux nouvelles arrestations
Par: Sarah-Eve Charland
Durnon Hall, Ronald Vertilus et Richard Jr Panin sont coupables de plusieurs chefs d’accusation en lien avec une introduction par effraction en septembre 2012, à Saint-Roch-de-Richelieu. | TC Média - Archives

Durnon Hall, Ronald Vertilus et Richard Jr Panin sont coupables de plusieurs chefs d’accusation en lien avec une introduction par effraction en septembre 2012, à Saint-Roch-de-Richelieu. | TC Média - Archives

Deux autres suspects ont été arrêtés en lien avec l’introduction par effraction survenue à Saint-Roch-de-Richelieu, en septembre 2012, pendant laquelle un père de famille a été battu devant sa femme et ses enfants.

Au moment du crime en 2012, trois personnes ont été arrêtées, soit Ronald Vertilus, Richard Jr. Panin et Durnon Hall. Ils ont été accusés d’avoir commis une violation de domicile avec agression à Saint-Roch-de-Richelieu. Ronald Vertilus et Richard Jr. Panin ont plaidé coupable. Ils ont eu respectivement une sentence de 9 ans et de 6 ans de prison. Quant à Durnon Hall, il a été reconnu coupable au terme d’un procès de deux jours et a reçu une peine de 7 ans de prison.

Alors que l’homme, la femme et leurs trois enfants dormaient, les individus se sont introduits par effraction en demandant « où est la drogue ». Un des coaccusés a même été jusqu’à pointer son arme sur le père et l’a frappé à la tempe. Ce dernier a toujours indiqué qu’il y avait erreur sur la personne, ce que Ronald Vertilus avait aussi avoué à la Cour.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) recherchaient à l’époque un quatrième individu de race blanche, maigre, âgé dans la vingtaine avec les cheveux bruns.

« Au départ, selon les informations obtenues des témoins, on recherchait un homme de race blanche. Ce n’était pas nécessairement des informations précises. Différents éléments d’enquête nous a amené à l’arrestation d’un suspect de race noire, Mamadou-Saidou Diallo », explique la porte-parole de la SQ, Ingrid Asselin.

Deux nouveaux accusés

Mamadou-Saidou Diallo et James Emmanuel Auguste ont été arrêtés en janvier 2015. Après avoir subi leur enquête préliminaire en novembre 2015, la juge a rendu, le 14 janvier 2016, sa décision : les preuves présentées par la Couronne lors de l’enquête étaient suffisantes pour fixer un procès.

Mamadou-Saidou Diallo fait face à sept chefs d’accusation, dont voies de fait armés, utilisation d’une arme prohibée, introduction par effraction et complot. James Emmanuel Auguste serait également impliqué dans les événements selon les cinq chefs d’accusation qui pèsent contre lui, dont complot et introduction par effraction.

Lors de l’enquête préliminaire, la procureure de la Couronne, Geneviève Beaudin, a présenté plusieurs preuves, dont des échanges de messages texte entre les accusés et Richard Jr Panin la journée du crime. Elle a aussi fait entendre un inspecteur et des représentants de la compagnie de cellulaire.

L’inspecteur a rapporté que les échantillons d’ADN sur un ruban adhésif et l’arme utilisée pour le crime avaient de fortes chances d’appartenir à M. Diallo.

Selon l’avocate de la défense, Marylie Côté, l’échantillon d’ADN ne peut être retenu en raison du nombre élevé d’échantillons d’ADN relevés sur les lieux. Pour ce qui est du dossier de M. Auguste, elle croit qu’il n’y aucune preuve sur sa participation, a rapporté la juge dans son résumé.

Les deux accusés subiront un procès devant un juge prochainement. La cause revient devant la Cour du Québec le 21 janvier.

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