18 octobre 2019
Saison touristique 2019
Hausse des visiteurs malgré un mois de juin difficile
Par: Katy Desrosiers

Près de 400 personnes par année participent à des sorties avec l'entreprise Kayakalo dans les îles de Sorel. Photo Sébastien Girard

Plusieurs familles profitent de l'été pour visiter le Biophare. Photo Simon Ménard

Le Gib Fest attire des milliers de visiteurs en juillet chaque année. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Malgré un mois de juin où la belle température n’était pas au rendez-vous, l’Office de tourisme de la région de Sorel-Tracy affirme que plusieurs entreprises du territoire ont tout de même remarqué une hausse des visiteurs. Les beaux mois de juillet et août ont permis de rattraper le coup.

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Un sondage a été effectué auprès des entreprises de la région par l’Office et 17 ont répondu. Parmi ces entreprises, 47 % ont indiqué avoir connu d’une légère hausse à une forte hausse de clientèle. 23 % ont indiqué que l’achalandage était comparable à l’an dernier et 23 % disent avoir connu une certaine baisse. Également, dans 65 % des cas, juillet a été plus fréquenté que l’an dernier.

Environ 53 % des répondants ont qualifié la saison touristique de bonne, environ 24 % de très bonne et environ 12 % d’excellente.

Parmi les commentaires reçus par l’Office, plusieurs expliquent cette hausse de clientèle par la belle température connue en juillet et août.

Au cours des dernières années, l’Office de tourisme a investi plusieurs milliers de dollars en promotion afin de faire davantage connaître la région. Cette année, il s’agissait de la deuxième année d’une campagne majeure. L’an dernier, la MRC de Pierre-De Saurel avait octroyé 150 000 $ supplémentaires pour la campagne et cette année, elle en a octroyé 100 000 $ de plus.

« On a fait beaucoup de web. En terme de fréquentation sur le site, on a augmenté de presque 30 % cet été. […] Par contre, quand on voit une augmentation de 30 % sur notre site, ce n’est pas ce qui se passe en réalité dans les entreprises. […] Il y a encore des efforts à mettre. On a encore des microentreprises, ce qui veut dire que notre capacité d’accueil n’est pas si immense. Je n’ai pas de chiffres en tête, mais on n’est pas encore à un million de personnes (accueillies) dans l’été. La promo, les efforts constants, ça prend des années à voir les répercussions. Il y a encore beaucoup de potentiel de développement », affirme la directrice générale de l’Office, Roxanne Dugas. Également, malgré une baisse du nombre de visiteurs au bureau d’information touristique depuis les cinq dernières années, en 2019, 42 personnes de plus l’ont fréquenté.

Des visiteurs de courte durée

Les trois principales régions d’où proviennent les visiteurs sont la Montérégie, suivie du Centre-du-Québec et de Montréal. Ceux-ci sont, en général, des gens d’ici ou des excursionnistes, qui retournent chez eux après l’activité. « Je crois que quand on regarde les baisses, ceux qui sont moins satisfaits de la saison, c’est surtout au niveau de l’hébergement. […] Notre emplacement, c’est un avantage comme un inconvénient. À l’Hôtel de la Rive, avec l’ouverture du spa, ils vont aller chercher une autre clientèle », souligne-t-elle.

En restauration, elle explique que la saison a été bonne, comparativement à l’an passé où il faisait extrêmement chaud pour profiter des terrasses.

La directrice rencontrera ses collègues des autres régions dans les prochains jours. Selon les échos, certaines régions auraient connu des saisons plus difficiles qu’ici.

Une bonne saison pour le Biophare

Cette année au Biophare, environ 700 personnes ont participé aux randonnées en bateau, ce qui est sensiblement comme en 2018, malgré que la saison ait commencé plus tard en raison du niveau élevé de l’eau. Pour les visiteurs à l’exposition, le musée à reçu une trentaine de groupes de 30 à 50 personnes, grâce à un partenariat avec Statera.

Donc, pour l’été 2019, le Biophare a reçu environ 5000 visiteurs et avait dans son équipe huit étudiants guides et deux pilotes. Un autre pilote est en train d’être formé pour la prochaine saison. Les profits ont été les mêmes cette année que l’an passé. Si le mois de juin avait été clément, ils auraient été plus élevés assurément.

« Peut-être que l’an prochain, on va augmenter le type de sorties en bateau. On développe d’autres volets, plus historiques, sur la rivière Richelieu, pour parler du passé industriel. C’est mon premier été à la direction. On va faire un bilan de ce qui s’est passé cet été et voir ce qu’on veut changer pour réajuster le tir et augmenter encore plus l’affluence », souligne la directrice générale, Anne-Marie Dulude.

Dix ans pour Kayakalo

Martin Letendre, propriétaire de l’entreprise d’excursion en kayak Kayakalo, fête ses 10 années d’existence. Depuis ses débuts, il note un engouement pour ce type d’activité.

« Cette année, j’avais trois ou quatre guides, plus moi. […] Avant, je pouvais faire 35 sorties seul par été, à 13 km la sortie. […] Le premier été, j’ai eu environ 50 personnes. Maintenant, j’en ai 400. […] J’ai été un peu victime de mon succès, je ne chargeais pas cher. Tranquillement, ça a grossi », explique le propriétaire.

Parmi ses clients, il compte des gens d’ici, mais également de toutes les régions et même de la France. Depuis son partenariat avec Domaine Boréal à Sainte-Anne-de-Sorel, il effectue des sorties pour voir le lever du soleil et aussi de la location de kayaks. Sa saison 2019 a été un peu plus faible que 2018, en raison entre autres du froid connu en juin.

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