18 avril 2018
Glissement de terrain à Yamaska : la Sécurité publique émet plusieurs recommandations
Par: Sarah-Eve Charland

Le glissement de terrain est survenu le 10 avril à Yamaska. (Photo : Pascal Cournoyer)

Les résidences et l’aqueduc du rang de l’Île-du-Domaine Est à Yamaska ne sont pas menacés par d’autres glissements majeurs. C’est ce qui ressort du rapport des ingénieurs du ministère de la Sécurité publique à la suite du glissement de terrain du 10 avril, à Yamaska.

La circulation se poursuivra à une seule voie. Les véhicules lourds seront de nouveau acceptés. Le glissement sera agrandi par des pertes de terrain additionnelles au sommet du talus ainsi qu’au niveau de la chaussée. Ces pertes permettront d’adoucir l’escarpement du glissement.

Selon la Sécurité publique, une cinquantaine de mètres du rang de l’Île-du-Domaine Est ont été emportés dans la rivière, le 10 avril. Une équipe d’ingénieurs s’est déplacée sur les lieux le 11 avril.

Le ministère a soumis plusieurs recommandations dans son rapport. La municipalité se doit d’effectuer une surveillance quotidienne du secteur jusqu’à ce que les amas de glace aient fondu. D’autres ruptures pourraient survenir, selon les ingénieurs.

On retrouve un arbre mature à l’intérieur du cratère. Son basculement pourrait compromettre la sécurité des usagers du chemin. La municipalité devra faire appel à une compagnie spécialisée en émondage afin de vérifier s’il est possible de couper de façon sécuritaire l’arbre. Ce dernier se situe à l’intérieur du périmètre de sécurité où il est interdit de pénétrer.

Finalement, la municipalité devra mandater une firme d’ingénierie pour stabiliser le talus. Ces travaux devront être assumés par une firme d’ingénieurs spécialisée en géotechnique. Ces travaux ne doivent pas être réalisés en période critique, soit à l’automne ou au printemps. Ils doivent être réalisés en période d’étiage, soit au moment où l’eau de la rivière se retrouve à son plus bas.

Yamaska demeure toujours en attente du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques afin de lancer les travaux de stabilisation de la Pointe-du-Nord-Est. Elle avait déposé une demande d’autorisation l’année dernière, mais n’avait pas reçu de réponse avant la fin de la période d’étiage. Une nouvelle demande a été déposée.

Les travaux à la Pointe-du-Nord-Est consistent à stabiliser la berge sur une parcelle de 120 mètres. Depuis deux ans, la circulation se fait à une seule voie puisqu’une partie du chemin s’était effondrée.

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