31 mars 2017
Geneviève Dulude-De Celles recrute des comédiens pour son prochain long métrage
Par: Louise Grégoire-Racicot
La cinéaste originaire de Saint-Aimé, Geneviève Dulude-De Celles | Photo: TC Média - Pascxal Copurnoyer

La cinéaste originaire de Saint-Aimé, Geneviève Dulude-De Celles | Photo: TC Média - Pascxal Copurnoyer

Geneviève Dulude-De Celles met la dernière main aux préparatifs de tournage de son premier long métrage de fiction, « Une colonie ».  

Le recrutement des comédiens tire à sa fin et elle compte bien que de jeunes Sorelois de même que d’autres provenant de la région de Pierreville-Odanak tenteront leur chance.

Le film compte trois personnages principaux, un garçon et une fille de même que la grand-mère du jeune homme.

« On commencera le tournage du film en août pour le terminer à la mi-octobre », dit-elle.

Elle en a imaginé le scénario: une jeune fille, Mylia, se prépare à entrer à l’école secondaire. Elle y rencontre Jimmy, un jeune autochtone avec qui elle se lie secrètement d’amitié. Tout en apprivoisant cette amitié, elle apprend progressivement à s’affirmer.

La recherche de candidats s’est effectuée via Facebook. « Nous avons reçu plus de réponses que ce à quoi nous nous attendions. Mais je souhaite que des jeunes de la région n’hésitent pas à faire parvenir leur candidature. Ils peuvent nous écrire par courriel à :casting@colonelle.com incluant leur nom, leur âge, leur lieu de résidence et leur photo. »

« Il n’est pas trop tard pour le faire », insiste-t-elle. Aucune expérience n’est requise.

« Nous organiserons ensuite des rencontres dans la région à ce sujet. Je les formerai au jeu. Le tournage se déroulera pour la plupart des figurants sur un ou deux jours. Les rôles principaux demanderont de 24 à 28 jours de présence. »

Le film compte 34 rôles à distribuer, certains muets, d’autres parlants. « Je souhaite donner le plus de visibilité à l’écran aux jeunes qui y participeront », se promet-elle.

La fin d’une trilogie

Oui, reconnait la cinéaste, elle baigne encore dans l’univers de l’adolescence. « Je peux considérer ce film comme une suite aux deux précédents. Mon court métrage La coupe jette un regard sur une fille de 12 ans, et mon long métrage documentaire Bienvenue à FL traite d’adolescents entrant dans l’âge adulte. Ce film explore aussi cette thématique sous un autre angle. Cela complète, pour moi, un cycle sur le sujet. Mais il y a tellement à dire sur ce passage », estime-t-elle.

Des scènes du film seront tournées dans la région, révèle Mme Dulude-De Celles. « Ça me permet de montrer la réalité de Sorel-Tracy. »

Fort occupée

Ce projet l’a forcée à reporter la scénarisation du livre d’une auteure canadienne, Stacey May Fowles, Infidelity pour en faire un film. « Le projet est toujours actuel, mais en attente », commente-t-elle.

Ce film la sortira du monde de l’adolescence. Le roman traite plutôt de relation de couple entre trentenaires. « D’autres situations auxquelles je ne suis pas insensible », ajoute-t-elle.

Elle est toujours présente, un mois par année, au sein du programme Wapikoni mobile où elle accompagne de jeunes autochtones à développer leurs talents en cinéma ou en musique,

Enfin, elle a participé récemment, à Saguenay à Regard sur le court métrage à une table ronde où Guillaume Lambert était aussi présent pour discuter du passage du tournage de court à long métrage. Un pas que les deux cinéastes sorelois ont franchir.

« J’aimerais beaucoup travailler avec lui un jour. Il a beaucoup de talent et me fait rire. On arrivera à se croiser sur un plateau un jour. On ne sait jamais », conclut-elle.

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