17 juillet 2015
Geneviève Dulude-De Celles choisie pour scénariser et réaliser un film
Par: Louise Grégoire-Racicot
Geneviève Dulude-De Celles appelée à scénariser et réaliser un film tiré d'un roman canadien.. | TC Média - Gracieuseté

Geneviève Dulude-De Celles appelée à scénariser et réaliser un film tiré d'un roman canadien.. | TC Média - Gracieuseté

La cinéaste soreloise Geneviève Dulude-De Celles se voit confier la réalisation d’un long métrage adapté du roman de la canadienne Stacey May Fowles, Infidelity, dont elle fera aussi l’adaptation.

Elle travaillera avec une équipe indépendante – composée d’Allison Black d’ Euclid 431 Pictures et Karen Shaw de Quarterlife Crisis Prods – qui produira le film. Elles ont acheté les droits de ce roman. Mme Black a d’ailleurs déclaré à des journalistes de Variety que l’histoire leur apparaissait attrayante et rafraîchissante notamment parce qu’elle présente le point de vue d’une femme face à l’infidélité.

Les productrices ont reçu le support financier du Canada’s Bell Media Harold Greenberg Fund, un organisme qui accompagne les indépendants dans la production d’œuvres cinématographiques et télévisuelles.

Ce qui leur a permis de confier à la cinéaste soreloise la scénarisation et la réalisation de ce film dans lequel sera associé Colonelle Film, la compagnie de production qu‘elle a fondée avec des amies il y a quelques années.

Voilà une retombée certaine de sa présence au Sundance film Festival en 2014 où Mme Dulude-De Celles a reçu un premier prix international pour son court métrage La Coupe.

« J’ai rencontré ces deux productrices au Festival du film de Toronto, en janvier dernier, après que nous ayons été présentées les unes aux autres par quelqu’un du Sundance film festival. Et ça a cliqué entre nous trois », a dit Mme Dulude-De Celles.

Modestement, elle attribue à la chance cette suite d’événements qui la mène aujourd’hui sur la scène canadienne comme scénariste et réalisatrice et sur qui on fonde de grands espoirs.

« Il y a beaucoup de gens qui font de bonnes choses mais ne sont pas reconnus pour autant. Moi, Sundance a mis mon travail en valeur. C’est là que je vois ma chance. Car tous ne l’ont pas », réplique-t-elle quand on lui rappelle qu’elle fait elle-même sa chance.

Un scénario bien personnel

Déjà elle a lu le roman de l’auteure torontoise et se mettra à la rédaction du scénario dans quelques temps. Mais elle veut avant tout mettre la dernière main au documentaire Bienvenue à FL, qu’elle a tourné en 2014 et qui trace le portrait d’une communauté d’adolescents dans l’univers clos de leur école secondaire. Elle veut aussi terminer un long métrage de son cru dont l’écriture est amorcée, avant de consacrer tout son temps à cette scénarisation.

« J’ai lu le roman et cherche actuellement quel angle je voudrais lui donner, ce qui permettra ensuite d’aborder le processus d’écriture. J’ai aimé le livre. Des choses me plaisent mais d’autres moins. Comme j’ai une grande liberté dans l’adaptation, je lui donnerai ma vision des choses », explique-t-elle.

Il faut mettre du temps à scénariser, explique-t-elle. Car le scénario est une relecture du roman. Ce qu’il nous inspire pour raconter notre propre histoire.

« Scénariser un film, c’est lui donner sa couleur. Je dois aussi être très précise dans son écriture parce qu’il doit permettre à tous ceux qui y participeront de vraiment comprendre ce que j’ai en tête, comment je le vois, comment je le veux. Et dans ce cas, j’ai carte blanche. »

L’histoire est celle d’une coiffeuse dans la trentaine, sans histoire, qui tombe amoureuse d’un écrivain marié avec qui elle vit une aventure torride qui bouleversera leur vie et celle de leurs proches.

Elle n’a pas encore d’échéancier arrêté pour cette scénarisation qui s’inscrit aussi dans le travail qu’elle contribue au sein de Colonelle Film. Son entreprise qui produit tant des courts métrages que des longs, documentaires ou fictifs.

image