27 novembre 2016
Gala de l’Excellence agricole: une bonne récolte de prix
Par: Deux Rives
Une partie des quelque 300 convives qui assistaient au Gala de l’Excellence agricole, à la salle Jani-Ber, le 26 novembre. | Photo TC Média - Louise Grégoire-Racicot

Une partie des quelque 300 convives qui assistaient au Gala de l’Excellence agricole, à la salle Jani-Ber, le 26 novembre. | Photo TC Média - Louise Grégoire-Racicot

Soirée souvent émouvante que celle du Gala de l’Excellence agricole à laquelle plus de 300 personnes ont assisté le 26 novembre à Sorel-Tracy.

Plusieurs des douze récipiendaires qui ont récolté des prix n’ont pas hésité à prendre la parole, tantôt éloquente, tantôt brève, pour partager leur fierté du travail bien fait, l’importance qu’ils accordent à cette tape dans le dos reçue de leurs pairs en cette soirée et la passion du métier qui coule comme du sang dans leurs veines.

Cependant, certains ont lancé des cris d’alarme. Comme l’appel aux élus de la représentante de Viandes Richelieu, de Massueville, pour dénoncer les nouvelles normes d’exportation de la viande chevaline auxquelles l’entreprise sera soumise et qui nuiront à ses exportations.

Comme celui du président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Richelieu-Yamaska, Sylvain Joyal, appelant toutes les municipalités de la région, les formateurs et maisons d’enseignement à former plus de gens de services qui pourront desservir les entreprises agricoles.

« Actuellement on trouve ces services surtout vers Saint-Hyacinthe et Drummondville. Pourquoi ne les aurions-nous pas ici à Sorel-Tracy et dans nos municipalités », a-t-il demandé.

Oublier le temps d’une soirée

Voilà une soirée qui fait du bien, a dit d’entrée de jeu l’animateur de la soirée, l’ex-journaliste de la Semaine verte, Errol Duchaine.

« Une soirée où l’on ne se posera pas de questions sur les coupures, l’élection de Donald Trump, les sondages électoraux, le ministre Paradis qui fait tout pour qu’on l’oublie et qui ne fait que des consultations alors qu’il devrait savoir quoi faire, depuis le temps qu’il en mène.», a-t-il lancé, applaudi par plusieurs.

Oublier ce soir Gaétan Barrette et Maxime Bernier. Les ponts du rang Saint-Thomas, de Sainte-Victoire, de Saint-Aimé. Ne pas penser au Partenariat Trans-Pacifique, à celui de l’Union Europe-Canada et les 17 000 tonnes de fromage, a-t-il suggéré, rappelant les difficultés rencontrées en 2016 par le secteur agroalimentaire… « Oublions les compensations promises qui ne viennent pas! »

Rappelant les gestes posés par la Wallonie pour contrer l’accord européen, petite région contre les grands états, il a conclu: « Peut-être que le vrai pouvoir pour les producteurs, doit partir de la base sans attendre! »

La place des femmes

Signe des temps, le gala a honoré la contribution de plusieurs femmes en agriculture. Comme chefs d’entreprise, comme associées à leur conjoint, souvent dignes filles de leurs pères, dignes sœurs de leurs frères.

Ce samedi soir, une des récipiendaires les plus applaudies a certes été Marie Labrecque-Duchesneau, cette travailleuse du milieu communautaire qui a fondé la maison « Au cœur des familles agricoles » à Saint-Hyacinthe. Une maison répit pour les personnes du milieu agricole qui cherchent à surmonter leurs problèmes. »

Elle qui a grandi sur une ferme fut alertée par le haut taux de suicide enregistré dans ce secteur. Elle connaissait bien les réalités de ce milieu et a voulu contribuer à soulager cette souffrance. « C’est la mère Thérésa de l’agriculture », a-t-on dit dans la vidéo de présentation qui rappelle qu’elle a aussi créé l’Association de la Fierté agricole où peuvent se confier les gens du milieu isolés à cause de leur orientation sexuelle.

L’idée qui entraîne

Autre révélation: l’effet d’entrainement de la Laiterie Chalifoux sur deux fermes gagnantes qui sont passées à la production de lait sans OGM, parce qu’Alain Chalifoux leur a demandé une proposition d’affaires. Aujourd’hui, ces producteurs reçoivent plus d’argent pour le litre de lait produit et encouragent leurs pairs à songer à de telles avenues.

Même s’il n’a pas été présent sur scène, on a senti toute la soirée, le rôle important que le commissaire agricole Alain Beaudin joue auprès de ces producteurs. Les plus jeunes notamment n’ont pas hésité à le saluer avec reconnaissance pour sa contribution à leur évolution en affaires.

Les lauréats

Relève agricole – Alexandra Poirier, Guillaume Roy, Mélanie Blouin, Yan Thibodeau, Catherine Thibault

Boursier relève agricole (5000$ chacune) – Catherine Thibault, Ghislain Brouillard

Production végétale – Jessy Pelletier

Jeune ambassadeur agricole – Laura-Élyse Lavallée

Intervenant économique – Viandes Richelieu

Entreprise agricole – Ferme Valrick

Innovation – La ferme soreloise

Agro-environnemental – Ferme Lambert SENC

Prix Distinction – Ferme Lacblo

Ferme Ancestrale – Dominique et Henriette Ferland

Mérite Exceptionnel – Linda Drouin

Nouvelle Entreprise – L’envolée sauvagine

Femme dans le Monde agricole – Maria Labrecque-Duchesneau

Prix excellence agricole – Jean-Pierre Salvas

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