23 août 2021
Fusillade à Contrecœur : Yves Martin Larocque accusé de tentative de meurtre
Par: Jean-Philippe Morin

Yves Martin Larocque a entre autres été accusé de tentative de meurtre le 23 août, au palais de justice de Sorel-Tracy. Photo tirée de Facebook

Des trous de balles sont perceptibles dans les fenêtres du véhicule. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Marythé Bolduc, a confirmé qu’on craignait pour la vie du conducteur de la voiture. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Les enquêteurs étaient sur place tôt lundi matin, à l’intersection de la 8e avenue et de la rue des Pivoines, où le drame s’est produit. Photo Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives ©

Un homme de 37 ans a blessé cinq personnes en faisant feu avec son fusil de chasse sur une voiture, dont un enfant, dans un quartier paisible de Contrecœur le dimanche 22 août, vers 19 h 30.

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Yves Martin Larocque a dégainé son arme sur une voiture comprenant quatre occupants. Le conducteur a été grièvement blessé et on craignait toujours pour sa vie, lundi. C’est pourquoi, lors des événements, il a perdu la maîtrise de son véhicule, qui s’est retrouvé dans le fossé. Les trois passagers ont subi des blessures plus mineures.

Un jeune garçon de 9 ans, qui se trouvait à proximité, a quant à lui reçu une balle perdue aux jambes. Il a été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie. Il se serait simplement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Le suspect a finalement été arrêté vers 3 h du matin après qu’il se soit barricadé pendant plusieurs heures dans sa résidence du secteur de la rue des Pivoines.

Les enquêteurs l’ont rencontré une bonne partie de la journée, lundi. On ignorait toujours, avant l’heure de tombée, ce qui aurait pu l’inciter à faire feu en direction du véhicule, mais une histoire de règlement de comptes n’est pas exclue des hypothèses.

Yves Martin Larocque est demeuré calme tout au long de sa comparution qui s’est déroulée le 23 août, en fin d’après-midi, au palais de justice de Sorel-Tracy. Il fait face à sept chefs d’accusation, dont tentative de meurtre, voies de fait graves et utilisation négligente d’une arme à feu.

La Couronne s’est opposée à sa remise en liberté et lui a imposé un interdit de contact avec les victimes et leur famille pour la durée des procédures.

L’enquête sur remise en liberté de l’accusé est prévue le mercredi 25 août, au palais de justice de Sorel-Tracy.

Un quartier tranquille

Céline habite ce quartier depuis maintenant 14 ans. C’est la première fois qu’un événement de la sorte vient perturber la quiétude des gens du secteur.

« On était en train de souper et on voyait les pompiers et les policiers arriver en vitesse. On paniquait, on ne savait pas ce qui se passait. On n’est pas habitués, c’est un coin tellement tranquille d’habitude », témoigne-t-elle.

Caroline habite également à proximité, sur la 8e avenue. Tout ce qu’elle a entendu, ce sont des coups de feu et des cris.

« On pensait au début que c’était des pétards que des enfants faisaient sauter pour s’amuser. Finalement, en voyant les autos de police arriver une après l’autre, on a compris que c’était sérieux », souligne-t-elle.

Robert habite depuis seulement un an dans le quartier. Selon lui, on peut entendre une mouche voler tellement le secteur est tranquille.

« Quand on a entendu les coups de feu, on est sortis de la maison et on a vu le char dans le fossé. Dix minutes avant, ma fille venait de passer à pied dans le coin. Ici, tout le monde se promène à pied le soir. [La blessure au petit garçon de 9 ans], c’est triste, ç’aurait pu arriver à n’importe qui qui passait par là », constate-t-il.

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