21 mars 2018
Fin du projet de CPE à Saint-Antoine-sur-Richelieu
Par: Karine Guillet

Le projet d'un CPE à Saint-Antoine-sur-Richelieu a été abandonné. (Photo: archives)

Saint-Antoine-sur-Richelieu n’aura finalement pas son Centre de la petite enfance (CPE). Le projet de 64 places piloté par le CPE Le Hibou, à Saint-Marc-sur-Richelieu, a officiellement été abandonné peu avant les Fêtes.

Les places promises dans le cadre de son projet ont été retournées au ministère de la Famille. Le porte-parole du ministère, Alexandre Noël, confirme toutefois qu’il est encore trop tôt pour savoir où ces places seront réattribuées.

Selon la politique de réaffectation du ministère, la priorité sera toutefois donnée à la région d’origine, si les besoins le justifient toujours et s’il y a des projets qui satisfont aux critères présentés au Ministère. Dans le cas contraire, les places seront distribuées aux régions avoisinantes les plus déficitaires, puis dans le reste du Québec.

Selon Saint-Antoine-sur-Richelieu, le projet de CPE a été abandonné notamment en raison d’une hausse des investissements exigés aux CPE, alors que le financement gouvernemental a été revu à la baisse de 80% à 50%. Les études du CPE notaient également une baisse de la clientèle potentielle à Saint-Marc et Saint-Antoine. En date de mars 2017, la Commission scolaire des Patriotes prévoyait d’ailleurs une baisse d’une vingtaine d’élèves à l’école George-Étienne-Cartier, à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

S’il ne s’agit pas d’une heureuse nouvelle pour la municipalité, la mairesse Chantal Denis soutient que le conseil municipal n’a pas eu de demandes particulières pour un tel service. Elle rappelle que certaines familles à Saint-Antoine font du gardiennage. Le CPE le Hibou dessert actuellement une dizaine de familles de Saint-Antoine-sur-Richelieu. Les installations du CPE à Saint-Marc-sur-Richelieu ont par ailleurs été agrandies en juillet 2015. L’installation compte 78 places, dont dix pour les poupons.

Un terrain vacant

Pour accueillir le projet, Saint-Antoine avait acheté en 2010 un duplex, au 24 rue Marie-Rose, pour 110 000$. Elle avait également dû défrayer 65 000$ pour la démolition et la décontamination du duplex en raison de la présence d’amiante. En 2011, la municipalité avait également acheté le bâtiment de la Caisse Desjardins, voisine au duplex, en vue d’utiliser une partie du terrain pour la construction, au coût de 251 300$.

La municipalité étudiera les possibilités d’exploitation de ce terrain. Si les projets concernant l’avenir du terrain sont encore embryonnaires, la mairesse indique que celui-ci pourrait être revendu pour la construction résidentielle ou encore pour la construction de multi-logements dédiés aux aînés.

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