11 juin 2020
Une dizaine de feux de broussailles en quelques semaines à Sorel-Tracy
Feux de broussailles : les mégots de cigarettes sont les principaux coupables
Par: Katy Desrosiers

Les pompiers de Sorel-Tracy sont intervenus pour 14 feux de forêt, d’herbes et de paillis dans les dernières semaines, dont un près du boulevard Poliquin. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Bien que les pompiers de Sorel-Tracy soient intervenus pour 14 feux de broussailles dans les dernières semaines, ce nombre n’est pas anormal pour un début de saison. Cependant, la plupart auraient pu être évités si des mégots de cigarettes avaient été jetés au bon endroit et si l’interdiction de feux à ciel ouvert avait été respectée.

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À Sorel-Tracy, en 2018, 32 interventions ont été recensées pour des feux de forêt, d’herbes et de paillis. En 2019, on en comptait seulement trois. Le chef de division, gestion et analyse du risque, pour le Service de protection et d’intervention d’urgence de la Ville de Sorel-Tracy, Roger Lamanque, rappelle que le début de la saison avait été particulièrement humide et pluvieux l’an dernier. Cette année, les 14 interventions recensées depuis la fin mai ne sont pas plus élevées que la moyenne provinciale, selon M. Lamanque.

Le chef de service affirme aussi qu’une réelle problématique existe avec les mégots de cigarettes qui ne sont pas disposés de la bonne manière.

« Les gens mettent sur leur balcon de beaux pots avec des plantes. Le problème qu’on a, c’est que maintenant, le terreau pour ces plantes est composé de beaucoup de minéraux et de bois pour que ça garde l’humidité. Les gens fument leur cigarette et se disent qu’ils l’écrasent seulement dans de la terre, mais non. Le feu prend et ça peut monter sur le rebord de la maison et se rendre jusque dans l’entretoit », explique-t-il.

Selon lui, 90 % des feux de paillis aux abords des routes, des petites forêts ou des champs sont dus à de la négligence humaine. Les températures chaudes et le sol sec influencent aussi le nombre de feux dans les champs. Bien que le fond d’une bouteille de vitre déposée au sol pourrait créer un effet de loupe et démarrer une flamme, la situation se voit de moins en moins puisque la majorité des contenants sont maintenant en plastique.

Également, les feux à ciel ouvert peuvent entraîner des incendies importants. L’interdiction d’en faire a été levée dans les derniers jours. Cependant, un permis délivré gratuitement par le Service de protection et d’intervention d’urgence demeure nécessaire pour en allumer un.

Heureusement, les interventions réalisées cette saison n’ont pas nécessité les pompiers de la SOPFEU et n’ont pas causé de lourds dommages.

Pour combattre ce type d’incendie, les pompiers portent souvent sur leur dos une pompe indienne, soit un réservoir d’eau portatif. Ils utilisent aussi des balais et des pelles pour maîtriser les flammes, parfois dans des chaleurs imposantes. Dans ces situations, ils sont plus à risque de souffrir de coups de chaleur.

L’importance de la sensibilisation

Dans les prochaines semaines, les pompiers parcourront certains quartiers pour faire de la prévention au niveau des avertisseurs de fumée et des consignes pour faire un feu extérieur réglementaire.

Entre autres, le foyer extérieur doit être muni d’un fond, installé sur une base incombustible et entouré d’une paroi incombustible, contenir une cheminée avec pare-étincelles, être situé dans la cour arrière de la propriété et respecter des distances minimales avec les bâtiments sur le terrain ou le terrain voisin.

Pour la prévention des feux de broussailles et à ciel ouvert, le ministère de la Sécurité publique a lancé une campagne pour rappeler les règles à suivre, comme d’éteindre les mégots dans un cendrier conçu à cet effet, rempli de sable ou d’eau, de placer le cendrier loin de tout objet ou surface inflammable, de ne jamais jeter les cigarettes ou allumettes directement à la poubelle et de ne pas lancer les mégots dans la nature.

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