17 août 2021
Faits et gestes
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans la région, Louise Grégoire-Racicot livre ses impressions dans une chronique hebdomadaire au journal Les 2 Rives depuis 2018.

Même s’il est réélu maire de Saint-Robert, Gilles Salvas ne se représentera pas comme préfet de la MRC de Pierre-De Saurel, poste qu’il occupe depuis 10 ans. Âgé de 68 ans, il amorce un retrait progressif de la vie publique.

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Cette tâche est lourde. Il en sait quelque chose lui qui a dû mener des dossiers dont certains ont été ponctués de tergiversations et de discordes, mais où d’autres ont mené à des réalisations heureuses.

Ainsi le conseil régional devra élire le 7e préfet de son histoire. À l’heure où l’avenir de la région se joue, il lui importera de rechercher qui, parmi les maires-conseillers, saura non seulement «penser région »,  mais inspirer confiance aux citoyens, les écouter, discuter avec eux et les rassembler vers un même cap. Une personne faisant preuve d’éthique, de bon sens et de diplomatie.

Non, on ne lui réclame pas d’être un sauveur, mais d’en avoir certaines qualités dont la logique, l’empathie, le sens de l’équité et la solidarité. Sa tâche ne sera pas de tout repos. Car il reste tant à faire économiquement et socialement pour réinscrire la région parmi les plus dynamiques du Québec.

Respect élémentaire

Même si certains s’opposent aux mesures de prévention – dont la double vaccination et le port du masque – mises de l’avant par le gouvernement pour ralentir la quatrième vague de COVID qui s’amorce, il faut se rendre à l’évidence que ces mesures doivent être appliquées par des gens qui n’ont rien à voir avec cette décision.

Bien sûr, le vaccin est toujours dispensé dans la région et demeure aux dires des experts, le meilleur moyen de réduire considérablement les risques d’attraper ce virus ou de le transmettre. Et les vaccinés devront présenter, dès septembre, une preuve vaccinatoire pour accéder à certaines activités.

Restaurateurs, tenanciers et propriétaires de gym devront l’exiger. Mais ils ne devraient pas subir la mauvaise humeur, voire les insultes proférées contre eux quand ils doivent vérifier l’identité des gens qui fréquentent leur établissement ou exiger le port du masque quand ils y circulent. C’est là une question de vivre-ensemble élémentaire. Les mécontents doivent plutôt adresser leur insatisfaction à leur député. Pas à celui qui, pour sauver son entreprise, assume – pas nécessairement avec plaisir et conviction – les responsabilités que le gouvernement lui impose.

Un pas de plus!

Le projet d’épicerie communautaire caressé depuis moult années par le Groupe d’entraide de Sorel-Tracy, verra vraisemblablement le jour, route Marie-Victorin, dès le printemps 2022.

Ainsi l’ancien bâtiment de VL Industriel retrouvera sa vocation d’antan, ayant abrité longuement une épicerie de la bannière IGA dans les années quatre-vingt.
Ce commerce sera ouvert à tous, mais accordera discrètement aux plus démunis une aide financière leur permettant de mieux se nourrir tout en choisissant eux-mêmes les denrées qu’ils consommeront plutôt que de recevoir des paniers préparés par des bénévoles.

Voilà une décision audacieuse qui honore le GEST d’autant qu’il ajoute un service de proximité dans un secteur qui en était privé. Ce faisant, non seulement se rapproche-t-il de sa clientèle cible, mais il lui ajoute une mesure facilitant son autonomie sans la stigmatiser.

Ce projet nécessite toutefois quelque 450 000 $ que le GEST se propose d’amasser sous forme de dons provenant de personnes et d’organismes. C’est donc le bon moment pour que tous ceux qui ont à cœur une équité entre concitoyens et applaudissent ce projet – y compris les municipalités – participent en contribuant vite un don à la hauteur de leurs moyens! Ce sera un geste concret vers une solidarité encore plus étroite entre tous ceux qui se disent préoccupés de sécurité alimentaire.

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