29 octobre 2019
États financiers déficitaires : le parc éolien fait le point
Par: Sébastien Lacroix
La comptable agréée France Salvas, le président Serge Péloquin, et le directeur général Pierre Dion. Photo Sébastien Lacroix | Les 2 Rives ©

La comptable agréée France Salvas, le président Serge Péloquin, et le directeur général Pierre Dion. Photo Sébastien Lacroix | Les 2 Rives ©

L’année 2018 en aura été une de transition pour le parc éolien Pierre-De-Saurel. C’est ce qui ressort d’un point de presse qui s’est tenu mardi après-midi, au centre d’opérations de Massueville, où toute une équipe suit de près le fonctionnement des 12 éoliennes.

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Malgré une perte nette de 427 488 $ indiqué à l’exercice financier 2018, il n’y a aucun problème de liquidité. « C’est un déficit comptable et non un déficit d’opération », a spécifié France Salvas, la comptable du PARC.

Celle-ci ajoute que cette perte nette s’explique en grande partie par un amortissement de 3,6 M$. Un montant que doit assumer le PARC chaque année, mais qui n’est pas de l’argent réel. « Ce sont simplement des écritures comptables et non de la liquidité, précise la comptable agréée. C’est la dépréciation qui est due à l’usure du temps. Elles vont perdre de la valeur au point de vue comptable. »

Pour ce qui est des dépenses qui ont augmenté de 284 000 $ en 2018, on explique qu’elles auraient dû être beaucoup plus élevées en 2017. Comme il s’agissait de la première année d’opération, les quatre premiers mois ont été gratuits. Puisqu’il s’agissait d’une période de rodage, le tout a été assuré par le fournisseur.

Pour ce qui est de l’importante différence entre un bénéfice de 1 848 353 $ en 2017 et une perte nette de 427 488 $, elle s’explique par un gain sur les dérives sur les instruments financiers (swap) qui représente un montant 1 342 741 $. Comme il s’agit d’un montant qui s’échelonne sur 20 ans, il vient encore une fois « fausser les données ». « Sans ça, on aurait eu un profit de 600 000 $ », précise la comptable.

Maintenant, pourquoi verser des redevances malgré une année déficitaire? « Ce n’est pas la même dynamique que dans une entreprise privée, souligne France Salvas. Comme nous sommes une société en commandite, le but est de remettre des sommes au commandité qui, dans ce cas-ci, est la MRC. Un peu comme le fait un organisme à but non lucratif. »

Plus de détails à venir dans l’édition du 5 novembre

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