28 octobre 2016
Elle aurait été happée par un autobus en République dominicaine
Par: Deux Rives
Noémi Gagnon, 29 ans. | Photo tirée de Facebook

Noémi Gagnon, 29 ans. | Photo tirée de Facebook

Une femme de 29 ans, originaire de Pointe-Calumet et qui a plusieurs proches à Sorel-Tracy, a été rapatriée au Québec durant la nuit du 23 au 24 octobre, à l’aide du service de transport canadien Air Ambulance. Elle aurait été happée par un autobus dans la ville de Boca Chica, en République dominicaine, le 10 octobre.

Par: Jonathan Tremblay

Noémi Gagnon montait apparemment une motocyclette en compagnie de son copain au moment de l’impact. Mère d’un garçon de quatre ans et d’un bambin de quatre mois, elle était en visite en République dominicaine afin de présenter la petite à son père, un Dominicain dans la trentaine. Le jeune de quatre ans accompagnait également la résidente de Laval dans le voyage.

Selon les proches de la victime, les deux conjoints étaient inconscients à l’arrivée de l’ambulance. L’homme aurait succombé à ses blessures à l’hôpital. Noémi Gagnon aurait depuis été maintenue dans un coma artificiel, même si une tentative de retirer l’aide respiratoire aurait été effectuée à l’hôpital public où elle reposait, mais sans succès.

La mère de Noémi, sa sœur, ainsi que son mari, lui aussi Dominicain, ont pris l’avion le 12 octobre pour offrir leur aide sur place.

La perte importante de sang de Noémi lors de l’accident aurait forcé la famille à faire des pieds et des mains dans le but de trouver la quantité nécessaire de sang de type O négatif, qui n’était vraisemblablement pas disponible à proximité. Selon les renseignements obtenus auprès des amies de la patiente, elle ne possèderait aucune assurance voyage.

Des démarches ont été entreprises sur les réseaux sociaux afin de recueillir des dons pour venir en aide à la famille. La Soreloise Josée Goudreau, amie de Noémi, a confirmé qu’elle était en communication avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) dans le but de transférer Noémi Gagnon au Québec.

« Une demande a bien été enregistrée de notre côté pour la jeune dame », a confirmé Gino Desrosiers, relationniste à la SAAQ.

« Quand un Québécois a besoin d’un transfert de lit à lit, c’est-à-dire qu’il ne peut prendre un transport en commun de manière normale pour le retour au Québec, les frais de transport sont couverts par la SAAQ », précise-t-il.

« En ce qui concerne les frais d’hospitalisation, ils sont couverts quand il y a confirmation que l’incident impliquait des véhicules, ajoute M. Desrosiers. Ils sont alors séparés de part égale entre la Régie de l’assurance maladie du Québec et la SAAQ. »

La SAAQ s’affaire donc en ce moment à l’analyse du dossier et déterminera ce qui adviendra du cas de Noémi Gagnon, toujours selon M. Desrosiers, qui ne pouvait en dire plus quant au dossier, car les informations sont confidentielles. Même son de cloche du côté de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal, qui ne peut rien confirmer sur l’état de santé de Noémi, ni même sur sa présence dans l’établissement.

« Sa mère devrait être de retour au pays dans les prochains jours avec les enfants et son gendre, alors que la sœur de Noémi a fait le voyage de retour avec elle », affirmait Josée Goudreau, en début de semaine.

« C’est un miracle qu’elle ait été rapatriée aussi rapidement », ajoute la tante de la victime, Lina Gagnon, également de Sorel-Tracy.

Noémi Gagnon reposerait donc toujours à Montréal et reprendrait du mieux, selon ce que rapportent ses proches sur les réseaux sociaux. Elle se serait réveillée et aurait montré des signes de vie, mercredi matin, mais serait toujours sous respirateur artificiel.

Une aide du Canada

La porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Jocelyn Sweet, a confirmé que le gouvernement canadien fournit de l’aide consulaire à un citoyen canadien qui a été blessé dans un accident de circulation en République dominicaine ainsi qu’à sa famille « au cours de cette période très difficile », peut-on lire dans un courriel acheminé à notre journaliste.

« Des agents consulaires à Saint-Domingue, en République dominicaine, sont en communication avec les autorités locales. Pour protéger les informations privées et personnelles de l’individu concerné, plus de détails sur ce cas ne peuvent être fournis », conclut Mme Sweet.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Morin.

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