24 août 2021
Dur métier
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans la région, Louise Grégoire-Racicot livre ses impressions dans une chronique hebdomadaire au journal Les 2 Rives depuis 2018.

Plusieurs parents, au travail à distance, ont connu une vie épuisante, surtout quand leurs enfants ont été privés d’accès à la garderie ou à l’école, ajoutant à la dure conciliation travail-famille les apprentissages scolaires de leurs rejetons.

Publicité
Activer le son

Que leur réserve cette rentrée alors qu’une quatrième vague de COVID se profile? Un rythme de vie encore durement bouleversé?

Une rentrée est toujours exigeante à sa façon, imposant ses horaires plus rigides, des boites à lunch à provisionner, des devoirs à superviser, des activités sportives et culturelles à accompagner, etc.

Toujours, c’est la course aux effets scolaires et aux vêtements adéquats pour les enfants, sans grever le budget familial.

En plus, cette année, plusieurs parents s’inquiètent que leurs enfants contractent la COVID à l’école. Ou encore que l’air des locaux scolaires ne soit pas suffisamment sain. Autre cocktail stressant.

D’autant qu’avec ce nouveau variant, personne ne peut garantir que la vie scolaire en sera une normale, plus normale en tout cas que celle de l’an dernier, ponctuée de fermetures forcées, de port du masque, de classes bulles.

Nul doute que tous les parents nourrissent néanmoins l’espoir que leurs enfants auront, sinon la note parfaite, au moins la note de passage.

Ils comptent que leurs enfants trouveront à l’école le plaisir d’apprendre, de progresser qui les mèneront à un emploi où ils se réaliseront.

Bien des parents ont cependant connu une vie scolaire malheureuse, voire traumatisante, qui les a portés à abandonner les études avant de les avoir complétées.

D’où le défi pour eux de transcender leurs mauvais souvenirs et de trouver les mots d’encouragement qui stimuleront leurs enfants à aimer l’école, à y être attentifs, disciplinés, ponctuels.

Peut-être auront-ils du mal à trouver comment aider leurs enfants à bâtir la confiance en eux et leur goût d’apprendre. Il urge donc que l’école puisse les accompagner et dispenser des services d’aide qui sauront compenser et alléger leurs difficultés.

C’est au jour le jour que les parents devront cependant affronter craintes, inquiétudes et imprévus. Un poids de plus à porter. Comme il est dur à ses heures ce métier de parents!

Vingt-sept jours encore

Alors que les municipalités préparent l’élection de leur prochain conseil, voilà que les citoyens sont appelés le 20 septembre, à choisir qui dirigera le gouvernement du Canada, en majorité parlementaire ou pas.

Bien des gens ne souhaitaient pas la tenue d’un tel scrutin en cette période de pandémie. Parce qu’ils étaient entre autres choses, fort satisfaits qu’un gouvernement minoritaire doive tenir compte des approches et sensibilité des autres partis pour arrêter ses choix. Ça les rapprochait d’un gouvernement à scrutin proportionnel qu’ils désireraient voir au Canada. Mais M. Trudeau en a voulu ainsi. C’était sa prérogative de déclencher une élection. Il l’a fait.

Voilà une élection pas comme les autres qui devra se dérouler dans le respect des règles sanitaires pour éviter la progression de la COVID. Donc pas de rassemblements importants, pas de poignées de mains, un masque qui cachera le sourire ou l’indifférence de l’électeur aux candidats qu’il croisera.

Ce non-contact direct permettra-t-il que les idées prônées par les partis prévalent plus que d’habitude au choix de l’heureux élu?

Permettra-t-il aux électeurs de repérer les valeurs que chaque parti prône et la façon dont il les traduira dans de nouvelles lois et règlements? Ainsi les électeurs s’assureraient-ils que ces valeurs soient bien conformes aux leurs.

Quant à chaque candidat, il doit nourrir la réflexion. Répondre aux questions. Convaincre l’électeur qu’il est bien celui à qui il doit confier l’avenir du pays! Il dispose encore de 27 jours pour le faire!

image