6 avril 2021
Douze quadruplex seront construits sur le terrain de l’ex-école Jean-de-Brébeuf
Par: Jean-Philippe Morin

Douze quadruplex, pour un total de 48 logements, seront bâtis à l’intersection des rues Tétreau et de Ramezay. Photo gracieuseté

Le terrain est vacant depuis 2014, alors que l’ancienne école Jean-de-Brébeuf a été démolie. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Un immense projet résidentiel de 12 quadruplex est présentement dans les cartons au 125, rue Tétreau, à l’intersection de la rue de Ramezay, où l’ancienne école Jean-de-Brébeuf était située.

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Hugues Bardier, des Immeubles Bardier inc., est derrière ce projet de construction d’immeubles locatifs résidentiels.

En tout, 12 quadruplex totalisant 48 appartements de style condo d’approximativement 1000 pieds carrés chacun seront bâtis. Ces logements auront une architecture au design moderne et contemporain. Il s’agit d’un projet intégré avec parc intérieur et zone de relaxation, espace de jardinage communautaire et stationnement exclusif.

Le promoteur a par ailleurs cédé une partie du terrain afin de permettre à la Ville de Sorel-Tracy de prolonger la piste cyclable.

La date d’occupation prévue pour l’habitation de la première phase est projetée à juin ou juillet 2022. La projection de fin des travaux pour toutes les phases est à l’été 2023.

Plusieurs clauses à respecter

C’est le 22 mars dernier, lors de la séance ordinaire du conseil de ville de Sorel-Tracy, que l’achat du terrain s’est concrétisé. La Ville a autorisé la vente au seul offrant conforme, en l’occurence Hugues Bardier, au montant de 520 000 $, taxes non comprises.

À ce moment, la vente était conditionnelle à ce que l’acte notarié à intervenir entre la Ville et l’entreprise qui souhaite acheter le terrain contienne différentes clauses.

Entre autres, le lot devait être acheté sans garantie légale et sans garantie environnementale quant à la nature et la qualité du sol, y compris sa capacité portante. L’entreprise doit assumer la pleine responsabilité des frais des expertises techniques, y compris les tests de sol qui pourraient être nécessaires.

La Ville se dégage aussi de toute responsabilité par rapport aux différents matériaux pouvant se trouver sur le terrain ou dans le sol.

Le promoteur doit entamer la construction dans un délai de 18 mois à compter de la signature de l’acte de vente et doit la terminer dans un délai de 48 mois.

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a expliqué que de tels critères sont établis pour assurer le développement du terrain. « Quand on vend un terrain public, on veut qu’il y ait de la construction, qu’il y ait des investissements qui soient faits en respectant nos règles d’urbanisme et du plan d’implantation et d’intégration architecturale. Donc, il faut écrire ça dans nos ententes. On souhaite bonne chance au promoteur et on a bien hâte que ces constructions-là poussent sur notre territoire parce qu’il y a de plus en plus de demandes », mentionne-t-il.

Un projet recherché

Rappelons que la Ville de Sorel-Tracy espérait voir un projet s’implanter pour ce terrain depuis plusieurs années. Le conseil municipal avait lancé un appel de propositions il y a presque trois ans jour pour jour, le 3 avril 2018, afin de disposer du terrain vacant.

La Cour supérieure du Québec, sous la présidence du juge Louis-Paul Cullen, dans un jugement rendu le 18 février 2014, avait ordonné la démolition de l’école primaire Jean-de-Brébeuf. Elle avait finalement été détruite en octobre 2014.

Un projet de villa pour personnes âgées a déjà été dans les plans à cet endroit pour l’hiver 2013, mais il ne s’est jamais concrétisé. Un litige entre la Ville et l’entrepreneur général avait éclaté et s’était réglé devant les tribunaux.

Avec la collaboration de Katy Desrosiers

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