11 juin 2019
Pierres tombales abandonnées
Le directeur du cimetière des Saint-Anges toujours sans solution
Par: Raphaëlle Ritchot

Une centaine de sépultures endommagées s'accumulent au fond du terrain du cimetière des Saint-Anges de Sorel-Tracy. Photo Raphaëlle Ritchot | Les 2 Rives ©

Elles s'accumulent le long de la clôture, près du concessionnaire Toyota. Photo Raphaëlle Ritchot | Les 2 Rives ©

De retour du congrès de l’Association des cimetières chrétiens du Québec, le directeur du cimetière des Saint-Anges, Jean Charbonneau, n’a toujours pas trouvé la solution idéale pour disposer des pierres tombales endommagées qui s’accumulent cachées derrière les arbres à la lisière du cimetière.

Plus tôt ce mois-ci, un reportage du Journal de Montréal dénonçait le traitement réservé aux sépultures brisées ou vandalisées du cimetière des Saint-Anges. Ces dernières s’accumulent les unes par-dessus les autres au fond du cimetière. C’est une citoyenne soreloise qui avait remarqué la situation depuis le stationnement du concessionnaire Toyota.

« Je comprends que la dame soit offusquée et qu’elle trouve que ce n’est pas respectueux pour les personnes décédées, mais ce sont les familles qui ont abandonné les monuments », a expliqué M. Charbonneau.

Ce dernier a indiqué ne pas être le seul cimetière ayant avec ce problème. D’ailleurs le conseil d’administration du cimetière s’est réuni, le mardi 4 juin, pour discuter, entre autres, de cette situation.

« Le c.a. souhaite entamer des démarches pour connaître le prix que ça couterait d’envoyer les sépultures vers un site d’enfouissement sanitaire, mais si c’est trop cher, peut-être qu’on ne mettra que des lattes dans la clôture et on les laissera-là. Après tout, c’est notre terrain, on peut l’utiliser comme on veut », a indiqué M. Charbonneau.

Il rappelle également que ces pierres tombales endommagées ne sont pas faciles à manipuler et qu’il n’y a pas de solution parfaite.

« Personnellement, il n’est pas question de les enterrer dans le cimetière. Nous souhaitons conserver le terrain du cimetière pour enterrer les défunts », a-t-il insisté.

M. Charbonneau s’est tout de même dit ouvert aux suggestions des citoyens.

« Peut-être qu’une entreprise de la région souhaiterait les concasser et les recycler », a-t-il laissé tomber, un peu découragé.

Rappelons que la majorité des cimetières sont des organismes sans but lucratif qui n’ont pas toujours l’argent pour disposer des sépultures endommagées ou vandalisées. D’ailleurs, ces monuments ne leur appartiennent pas non plus.

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