3 mars 2020
Château Langelier
D’infirmière auxiliaire à directrice d’une résidence
Par: Sébastien Lacroix

Marie-Michèle Langelier aspire à prendre la relève chez Château Langelier. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Après avoir commencé sa carrière dans le milieu de la santé à titre d’infirmière auxiliaire dans une résidence privée pour personnes âgées en perte d’autonomie, Marie-Michèle Langelier a peu à peu gravi les échelons.

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Si elle aspire maintenant de prendre la relève du Château Langelier, son chemin n’a pas été tracé d’avance. « Je n’ai pas eu ma place par défaut ici, assure celle qui est devenue adjointe à la direction au sein de l’entreprise bâtie par son père et sa belle-mère. Je l’ai faite valoir et ils m’ont reconnue ».

Marie-Michèle Langelier a commencé à la base, en prenant soin des personnes âgées. Ce qui lui a permis d’acquérir des connaissances et de mieux comprendre leurs besoins. Cette expérience l’a bien préparée à prendre les rênes de l’établissement où elle est devenue directrice générale.

« Ils m’ont poussée, ils m’ont encouragée et j’ai découvert avec les années que j’étais une femme fonceuse et persévérante », souligne celle qui a intégré le Château Langelier il y a neuf mois, à la suite du départ à la retraite de sa belle-mère.

C’est après avoir observé son parcours que le couple est allé la chercher pour travailler au sein de l’entreprise. « J’ai été sept ans pour l’autre entreprise. J’ai échelonné et quand j’en parlais avec mon père et ma belle-mère, ils me disaient « ah oui, t’es rendue là!

T’es dans la gestion, tu gères tel dossier. Mon dieu, ce sont des choses que je fais à la semaine longue. Tu fais tout ça, toi aussi!« , raconte Marie-Michèle Langelier. C’est comme ça qu’ils ont pu constater que j’étais peut-être une candidate idéale pour prendre sa relève en plus de bien faire les tâches. Parce que je les connaissais. »

« Ce n’était pas dans ma visualisation future [de prendre la relève de l’entreprise]. Je me disais, si ça adonne, ça adonnera, mais je n’aurais pas pensé que ce serait aussi tôt », admet celle qui est au début de la trentaine.

Pour elle, le fait d’être une femme n’apporte pas nécessairement de difficultés particulières dans son travail. « Je pense que c’est une confiance qu’on a avec le temps. J’en vaux autant qu’un autre, que ce soit un homme ou une femme », témoigne-t-elle.

« Aujourd’hui, je m’assois avec les propriétaires et je me sens au même niveau qu’eux. Même si je suis une femme et que j’ai un poste inférieur, continue Marie-Michèle Langelier. Avant, j’avais un manque de confiance en moi, mais c’était mon manque d’expérience et non pas parce que je suis une femme. On devrait toujours s’assumer, avoir confiance en nous et prendre notre place chaque jour de l’année et non pas juste à la Journée de la femme. »

Travailler avec son père a aussi été un défi pour Mme Langelier. « Mon père est un gars de business et je ne savais pas comment on allait être capable de collaborer ensemble. Je le connais en tant que père, mais niveau business, j’avais des doutes, raconte-t-elle. Je suis très satisfaite. La communication est excellente. Ça coule. On forme un tout. »

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