6 octobre 2020
Nouveau contrat de deux ans en poche
Des séries qui ont confirmé la place de Nicolas Aubé-Kubel avec les Flyers
Par: Jean-Philippe Morin

Nicolas Aubé-Kubel a marqué son premier de deux buts en séries contre le Lightning en faisant dévier un tir de la ligne bleue. Photo capture d’écran/nhl.com

Le Sorelois a aimé son expérience en séries, dans la bulle de Toronto. Photo capture d’écran/nhl.com

Nicolas Aubé-Kubel a vécu ses premières séries éliminatoires de la Coupe Stanley de façon plutôt unique, dans la bulle de Toronto, avec les Flyers de Philadelphie. Le hockeyeur sorelois a tout de même grandement apprécié son expérience, malgré la défaite des siens en demi-finale de conférence.

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« On sentait qu’on était près d’aller jusqu’au bout. La série [contre les Islanders de New York] s’est terminée en sept matchs, ç’aurait pu aller d’un bord comme de l’autre », souligne-t-il en entrevue.

L’attaquant s’est bien implanté avec les Flyers cette saison. Alors qu’il évoluait pour le club-école des Phantoms de Lehigh Valley en début de calendrier, il a reçu un appel pour évoluer dans la grande ligue et il n’a plus jamais regardé derrière. Ses belles performances lui ont d’ailleurs permis de signer un contrat de deux ans d’une valeur de 2,15 M$.

« On m’avait fait une offre avant les séries, alors je savais qu’ils voulaient me garder. Les négociations se sont bien déroulées et je suis vraiment content de continuer avec les Flyers. Je sens qu’on a une chance de gagner la Coupe Stanley dès l’an prochain, surtout qu’on va garder le même noyau », se réjouit-il.

Cette saison, le Sorelois a obtenu sept buts et 15 points en 36 rencontres, mais avant la pause forcée de mars, il connaissait une excellente séquence, tout comme son équipe, qui avait gagné neuf de ses 10 derniers matchs. « C’est certain qu’on avait une erre d’aller avant la pause. En saison, c’est du hockey complètement différent qu’en séries. J’ai adoré ma première expérience de playoffs, même si le contexte était particulier », souligne le #62 des Flyers.

Les succès se sont poursuivis dans les trois premiers matchs des séries, alors que l’équipe de la Pennsylvanie a respectivement battu les Bruins, les Capitals et le Lightning pour s’emparer de la première position des équipes qualifiées pour les séries dans l’Est. Contre le Lightning, éventuel champion de la Coupe Stanley, Aubé-Kubel a d’ailleurs connu un fort match, marquant deux buts en première période en route vers une victoire de 4-1.

« J’espérais ne pas être trop longtemps à ne pas scorer, parce que sinon, ça te joue dans la tête un peu. Je suis content, ça m’a aidé pour le reste des playoffs », avance celui qui a terminé les séries avec trois points en 13 parties.

Deux séries défensives

Tout le Québec était rivé devant son écran pour assister à la série opposant les Flyers aux Canadiens de Montréal. Nicolas Aubé-Kubel était conscient de l’intérêt de cette série au Québec.

« Je recevais pas mal plus de textos d’amis et de la famille, rigole-t-il. C’était vraiment spécial, j’ai grandi en regardant le CH. C’est certain que j’aurais mieux aimé jouer à Montréal en séries que dans la bulle sans spectateurs par contre », avance-t-il.

Puis contre les Islanders, plusieurs matchs défensifs ont été disputés, mais l’équipe new-yorkaise a finalement eu le dessus. « Ils jouaient tellement bien défensivement, comme les Canadiens d’ailleurs. C’était difficile de trouver les ouvertures », analyse Nicolas Aubé-Kubel.

Cette série l’opposait à son bon ami Anthony Beauvillier, qui a joué son meilleur hockey dans la bulle torontoise. Une photo a d’ailleurs été captée après le septième match où l’on voit les deux bons amis s’enlacer et se féliciter.

« Je lui ai dit qu’il avait vraiment bien joué et que j’étais content pour lui. On est allés à la même école primaire, on a joué ensemble une année notre hockey mineur, alors même si j’étais déçu de ne pas continuer, j’étais content pour lui », souligne le jeune homme de 24 ans.

Courte pause

Nicolas Aubé-Kubel est de retour à Sorel-Tracy depuis environ trois semaines. Même s’il a aimé son expérience dans la bulle avec son équipe, il admet que le temps était long quelquefois.

« C’était bien côté hockey, puisqu’on était concentrés sur notre tâche. Mais c’est sûr que des fois, c’était long. Au moins on avait accès au stade BMO pour jouer au football ou au spikeball lors de nos jours de congé », explique-t-il.

Le Sorelois aura peu de temps pour se reposer puisqu’il doit retourner à Philadelphie vers la mi-octobre. La saison 2020-2021 pourrait recommencer pas plus tard qu’en décembre avec les camps d’entraînement.

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