5 mai 2017
Des restaurateurs sorelois investissent
Par: Deux Rives

Un vent optimiste se fait ressentir sur le centre-ville depuis les derniers mois, alors que certains restaurateurs effectuent des investissements majeurs dans leur bâtisse.

C’est le cas du Distingo Resto/Pub et du restaurant Le Fougasse, compétiteurs de par leur proximité au cœur du centre-ville de Sorel-Tracy, au coin des rues du Roi et Augusta.

En janvier, Rémy Salvail, propriétaire du Distingo, y est allé d’une série de rénovations qui, en somme, se sont avéré un investissement considérable.

« On a rénové le bar, le plafond et certains murs. Ça peut paraître anodin […], mais c’est énorme comme changement », confie-t-il.

Le jeune entrepreneur admet qu’une partie du montant investi provient de la fermeture temporaire du restaurant, qui engendre un manque à gagner non négligeable. La température explique donc le choix d’agir en hiver. « Janvier est généralement plus tranquille, dit-il. C’était le bon moment pour mettre en branle nos projets d’intérieur. » Celui-ci prévoit remettre sa terrasse et ses banquettes à neuf une fois le redoux du printemps arrivé.

Une terrasse sur le toit

De son côté, Jean-Philippe Boulet parle d’un investissement avoisinant le quart de million dans les dernières années pour le Fougasse, restaurant appartenant à la famille.

« Une terrasse sera accessible sur le toit cet été, confirme-t-il. À partir de là, nous fonctionnerons à plein potentiel. […] Les banquettes vont aussi changer sous peu. »

Depuis 2015, d’importantes rénovations ont été faites à la salle supérieure (l’Annexe). Le bar a été modifié et peut désormais servir 12 personnes. Le projet de terrasse a quant à lui dû attendre un an de plus que dans les plans originaux.

Regard optimiste vers le futur

Sans avoir échangé ensemble, les deux hommes d’affaires s’entendent qu’il n’y a que du bon au menu pour Sorel-Tracy.

« Il y a du mouvement par ici en ce moment, raconte M. Boulet. De l’argent de l’extérieur s’en vient avec les différents projets qui vont naître au centre-ville. »

« Lorsque j’ai acheté, c’était un moment difficile pour l’emploi ici et j’ai bien réussi quand même, affirme M. Salvail. […] Ça ne peut qu’aller mieux. »

Questionnés sur ce dont Sorel-Tracy a besoin pour atteindre ces jours plus dynamiques qu’ils espèrent, les entrepreneurs avaient des réponses éloquentes.

« Il faut un sentiment d’appartenance, lance M. Salvail. Les jeunes ne sont plus attachés à l’histoire de Sorel-Tracy. On était la dernière génération. »

« Il n’y a pas assez de clientèle, dit M. Boulet. Auparavant, il y avait trois ou quatre endroits qui fonctionnaient bien. Maintenant, c’est un endroit à la fois… »

Les restaurateurs sont néanmoins optimistes et s’adaptent bien à la demande soreloise. Rémy Salvail l’a bien compris en changeant le concept du Distingo, dans lequel régnait auparavant une piste de danse, au centre de sa salle à manger.

« La demande est moins grande pour le nightlife, ajoute Jean-Philippe Boulet. On modifie l’ambiance, le décor… on amène un renouveau et on s’adapte. »

Le retour du Festival de la Gibelotte, les festivités du 375e, le projet du pont et la réouverture du Marché Richelieu sont des éléments qui reviennent dans le discours des deux hommes.

« J’aime ce qui s’en vient, conclut le propriétaire du Fougasse. Quand Sorel va être en plein développement, on va être prêts! »

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