5 juin 2015
Des lieux et des voitures de la région sur les écrans
Par: Julie Lambert
Plusieurs lieux et objets de la région apparaissent dans des films et téléséries québécoises comme l’ancien couvent de Saint-Ours dans le film La Passion d’Augustine. | Photo : TC Média – Louise Grégoire-Racicot

Plusieurs lieux et objets de la région apparaissent dans des films et téléséries québécoises comme l’ancien couvent de Saint-Ours dans le film La Passion d’Augustine. | Photo : TC Média – Louise Grégoire-Racicot

Plusieurs recherchistes travaillent d’arrache-pied pour trouver le lieu ou les objets représentant le mieux une scène lors d’un tournage. Dans la région, quelques personnes ont eu la chance de vivre cette expérience unique en étant sollicitées pour participer à un film et même une télésérie. Elles en gardent un très bon souvenir et en retirent même une certaine fierté.

La directrice des lieux de tournage pour le film La Passion d’Augustine, Louise Bédard, explique qu’il y a beaucoup de manières de faire la recherche afin de trouver la perle rare.

On peut utiliser une banque de lieux de tournage, faire de la recherche par téléphone, sillonner les routes, utiliser Google pour faire du repérage et même bénéficier du bouche-à-oreille auprès de collègues du milieu.

Dans le cas de ce film québécois de la réalisatrice Léa Pool, dont les scènes du couvent ont été tournées dans celui de Saint-Ours en 2014, il fallait trouver un bâtiment correspondant à l’époque de l’histoire, soit les années 1960.

« Le patrimoine religieux a beaucoup changé. Il en reste très peu avec ce look particulier. Le travail de recherche a été ardu puisqu’il y en a très peu à Montréal. Celui de Saint-Ours avait gardé son cachet et notre équipe a seulement eu à ajouter un escalier à l’avant. Nous avons aussi tourné des scènes extérieures devant l’église. »

Le Sorelois Simon Ménard et sa famille ont été approchés par l’équipe de tournage de la télésérie américaine The Fixer en juillet 2014. L’équipe cherchait un lieu pour représenter la maison d’un marin.

« Nous avons dû quitter la maison pendant 48 heures. Ils souhaitaient une maison pas trop éloignée du lieu de tournage. Ils ont décidé que la nôtre convenait. Ce n’est pas quelque chose de très compliqué et on nous dédommage », explique le photographe de la région.

Une fierté

Le collectionneur de voitures anciennes de Sainte-Victoire-de-Sorel, Christian Labonté, a lui aussi souvent été sollicité au cours des dix dernières années pour qu’un de ses véhicules serve lors d’un tournage.

On a pu voir quelques-uns de ses modèles récemment dans la télésérie québécoise Le Berceau des anges et aussi dans des films américains comme On the road de Jack Kerouac mettant en vedette Kristen Stewart en 2012.

M. Labonté se trouve sur une liste et lorsqu’une équipe a besoin de voitures d’époque, on le contacte. Selon lui, il y a quelques règles à suivre pour avoir une bonne collaboration avec les gens du milieu et aussi pour obtenir des contrats.

Ils demandent, par exemple de ne pas prendre de photos lors du tournage. Ceux qui ne respectent pas la règle ne seront pas rappelés, mentionne-t-il. Les voitures doivent également être de couleurs neutres puisque certaines, comme le rouge, ne passent pas bien à l’écran.

« Quand les films ou téléséries sortent, on aime bien essayer de repérer nos véhicules. C’est vraiment une fierté pour nous de les voir », conclut-il.

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