27 avril 2021
Programmation sur 12 fins de semaine
Des idées de grandeur pour le Gib Fest
Par: Jean-Philippe Morin

Jean-Pierre Groulx (au centre) compte sur une équipe nombreuse afin de préparer quatre événements par année avec le Groupe Gib. Absents sur la photo : Line Latour, Karine Bouchard, Alexe Desrosiers-Desgagné, Karolane Millette, Pamela Abbott, Benoit Bourgeois, Yves Allard et Alyson Bellemare. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Se réapproprier le centre-ville; telle est la mission première des organisateurs du Gib Fest. Son président Jean-Pierre Groulx a dévoilé quelques nouveautés de cette 43e édition à saveur pandémique.

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D’abord, pas question de tenir l’événement sur neuf jours comme dans le passé. On procédera plutôt à la fermeture des rues du centre-ville pendant 12 fins de semaine, du jeudi au samedi, du 24 juin au 5 septembre.

« C’était impensable d’avoir neuf jours consécutifs avec des foules nombreuses lors des deux fins de semaine. Je faisais partie du panel lorsque la décision d’annuler les Régates de Valleyfield a été prise et deux personnes de la Santé publique étaient présentes pour dire que ce serait difficile d’avoir des rassemblements, même cet été », élabore Jean-Pierre Groulx.

« Avec 12 fins de semaine et des animations un peu partout au centre-ville, on croit que c’est la meilleure solution pour mettre de la vie au centre-ville dans le respect des règles sanitaires. On veut s’associer avec plein de partenaires : la Maison de la musique, Azimut diffusion, SoDanse, la Chambre de commerce et plusieurs autres. Tout ça dans le but de recréer une appartenance au centre-ville », poursuit le président du Gib Fest.

Programmation diversifiée

L’équipe du Gib Fest s’est alliée avec plusieurs personnes pour la programmation, dont Yves Allard. Karolane Millette (école de musique Porte-Voix) et Alexe Desrosiers-Desgagné (SoDanse) seront aussi mises à contribution. Avec la collaboration d’Azimut et de la Maison de la musique, Jean-Pierre Groulx espère offrir une programmation diversifiée et implanter plusieurs scènes au centre-ville, toujours dans un cadre de distanciation.

« On ne veut pas oublier personne, du restaurant Les Tire-Bouchons en allant par le Pub O’Callaghan. On veut aussi meubler les locaux libres. Il y en a une vingtaine au centre-ville, alors pourquoi pas retrouver une exposition de peintures dans un, des photos dans l’autre, etc. Le but est que chaque endroit dans le centre-ville ait son créneau », avance M. Groulx.

Le Gib Fest entend aussi s’associer à Simon Deschesnes, de Gestion Événementielle Deschesnes, afin de présenter trois ou quatre spectacles d’envergure en formule ciné-parc, comme l’an dernier avec le Parc Musifilms, au Complexe de la 30.

« On veut aussi transformer l’allée piétonnière en un endroit style lounge, plus relax. Pourquoi ne pas faire un ciné-parc en plein centre-ville? C’est dans les cartons », annonce Jean-Pierre Groulx.

La designer soreloise Ève-Marie Houle, qui a participé à l’émission Faites-nous la cour à Canal Vie, s’occupera d’aménager le centre-ville avec son expertise.

Du côté sportif, on veut organiser une course en couleurs, qui serait différente de la course traditionnelle de 5 km. Le tout encore une fois afin de respecter la distanciation.

L’épreuve de critérium, une course de vélo qui s’était tenue au centre-ville de Sorel-Tracy en 2019 dans le cadre du Gib Fest, devrait être de retour cet été.

Pour combler les terrains vacants du centre-ville, Jean-Pierre Groulx et son équipe misent sur du mini-putt pour le terrain près du restaurant le Fougasse et peut-être un skatepark mobile sur celui à côté du salon de coiffure Les Brunes Platines. Le tout reste à être confirmé.

L’organisation veut aussi implanter les pique-niques du centre-ville le dimanche matin. Comme tous les restaurants ont instauré la formule de plats pour emporter et qu’elle pourrait se poursuivre cet été, les gens pourraient ainsi commander leur repas et pique-niquer au centre-ville le dimanche matin dans le cadre d’une activité familiale.

Des restos éphémères pour augmenter les revenus

Puisqu’il n’y aura pas de vente de bracelets, ce qui veut dire un manque à gagner d’environ 300 000 $, le comité organisateur devait trouver un moyen de s’autofinancer pendant ces 12 fins de semaine. L’idée de deux restaurants éphémères, probablement des food trucks, qui seront situés au O’Gusta et au coin de l’ancien Café St-Thomas, est alors venue sur la table.

« Il y a 36 jours de festivités au lieu de neuf. Il y a 500 heures d’activités au lieu de 150. Il faut meubler et financer tout ça. Oui il y aura la vente de boisson, mais avec les food trucks, on va aménager les deux sites pour ajouter une centaine de places assises au centre-ville. Avec ces deux terrasses, on n’entrera pas en compétition avec les autres restos du centre-ville, on va offrir quelque chose de complémentaire à ce qui existe déjà. On veut à la fois se financer, offrir une alternative et ne pas nuire aux restaurateurs », élabore Jean-Pierre Groulx.

Des rencontres virtuelles étaient prévues par le Gib Fest le samedi 24 avril pour présenter les grandes lignes du projet. À 10 h, l’organisation rencontrait les commerçants du centre-ville, puis à 11 h, c’était au tour des restaurateurs.

Plusieurs autres éléments de la programmation devraient être officialisés ou annoncés dans les prochaines semaines. « S’il y a des gens qui sont chez eux cet été, on veut qu’ils se disent : « on n’ira pas à Magog ou ailleurs. On va rester à Sorel, il y a plein d’activités ici«  », conclut M. Groulx.

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