14 mai 2021
Face à la lenteur des négociations
Des enseignant(e)s et professionnel(le)s du Cégep de Sorel-Tracy manifestent de nouveau
Par: Alexandre Brouillard

La dernière journée de grève du 13 mai dernier au Cégep de Sorel-Tracy avait mobilisé plusieurs enseignant(e)s et professionnel(le)s. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Les syndicats représentant les enseignants et les professionnels du Cégep de Sorel-Tracy ont manifesté leur mécontentement, le 13 mai dernier, devant le Collège, à l’égard de la lenteur des négociations avec le gouvernement québécois.

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« Après 18 mois de discussions, il est temps qu’un déblocage s’opère, lance d’emblée Louis-Philippe Paulet, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Sorel-Tracy (SEECST). Les négociations font du surplace. Au niveau salarial, c’est encore la même offre qui est de 5 % sur trois ans. Le gouvernement tente encore de faire passer ses augmentations forfaitaires. Ce n’est même pas l’équivalent de l’inflation. »

Lors de cette seconde journée de grève, la première ayant eu lieu le 30 mars dernier, des dizaines d’enseignant(e)s et de professionnel(le)s ont occupé le terrain avant du Collège avec tentes, abris, roulottes et VR. Rachel Sarrasin, enseignante de science politique aux cégeps de Bois-de-Boulogne et Gérald-Godin ainsi que membre du comité de négociations à la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), était présente au Cégep de Sorel-Tracy et négociait en direct d’un VR avec le parti patronal.

« L’enjeu qui est très important, c’est le sectoriel. On demande une hausse de 3 % pour régler plusieurs problèmes, tels que l’encadrement de la formation à distance ou même le soutien nécessaire pour les étudiants en situation de handicap ou qui nécessitent des besoins particuliers. Pour le moment, il ne nous offre même pas 0,5 %. […] Nous souhaitons un avancement dans les négos, notre patience a des limites », affirme M. Paulet.

Caroline Desfossées, coprésidente des professionnel(le)s du Cégep de Sorel-Tracy, explique que l’aspect salarial est un facteur parmi plusieurs autres demandes. « On veut améliorer le recrutement de nos membres et la rétention. On souhaite avoir plus de ressources pour améliorer nos services d’accompagnement à l’égard des étudiants. Sans oublier qu’on ne veut pas voir nos acquis reculer parce que du côté patronal, ils tentent parfois de nous en enlever », explique-t-elle.

Bien que les enseignant(e)s du Cégep de Sorel-Tracy avaient voté une grève générale illimitée, ils ont décidé de se coordonner avec la FEC-CSQ, qui avait voté cinq journées de grève au total.

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