28 août 2019
Rentrée scolaire qui approche à grands pas
Des enseignantes déjà à l’œuvre pour accueillir de nouveaux élèves
Par: Katy Desrosiers
Melony Gauthier et Lysanne Hamel sont fébriles à l'idée de rencontrer leurs nouveaux élèves. 
Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Melony Gauthier et Lysanne Hamel sont fébriles à l'idée de rencontrer leurs nouveaux élèves. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Melony Gauthier aime afficher sur les murs de sa classe pour aider les élèves avec la compréhension. 
Photo gracieuseté

Melony Gauthier aime afficher sur les murs de sa classe pour aider les élèves avec la compréhension. Photo gracieuseté

Lysanne Hamel, Melony Gauthier et Lisette Trépanier se préparent, à leur façon, à la rentrée scolaire du 29 août. 
Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Lysanne Hamel, Melony Gauthier et Lisette Trépanier se préparent, à leur façon, à la rentrée scolaire du 29 août. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

À quelques jours de la rentrée scolaire du 29 août, les enfants sont fébriles de retourner en classe et de retrouver leurs amis. Qu’en est-il des enseignantes et enseignants? Les 2 Rives a rencontré deux d’entre elles pendant leurs préparatifs de la rentrée afin de savoir quels sont leurs défis pour les jours à venir et l’année qui débute.

Lysanne Hamel sera enseignante en 4e année à l’École Saint-Gabriel-Lalemant. Melony Gauthier sera enseignante d’anglais pour une centaine d’élèves à l’École Laplume. Mme Gauthier devra cette année enseigner depuis la garderie de son école puisque son local habituel a dû être utilisé pour former une nouvelle classe.

« Des années, on allait la semaine avant pour installer nos choses. On ne s’en vantait pas trop parce que syndicalement, ce n’est pas champion. […] On se retrouve à faire du bénévolat, on n’est pas payées pour faire ça », souligne Lysanne Hamel.

Les trois jours précédant la rentrée sont utilisés pour préparer la classe, attribuer des postes aux enseignants sans postes réguliers, rencontrer la direction et créer les horaires de surveillance.

« Je me vois à 16 h, quand les réunions vont finir, m’éterniser dans ma classe jusqu’à ce que tout soit placé. […] Souvent, on veut se coller au thème de l’année avec la décoration. On met des affiches avec des dessins, les noms sur les casiers. Certains vont dire que pédagogiquement ça n’amène rien, mais quand l’élève entre dans sa classe en se disant : wow, c’est ma nouvelle classe, on vient de les gagner », affirme Lysanne Hamel.

« Je veux que mon travail soit fait et je pense que c’est gagnant. Quand tu es organisée et planifiée, tu regagnes (du temps) après », précise Melony Gauthier.

Les enseignants possèdent un petit budget, qui varie d’école en école, pour acheter des récompenses. Lysanne Hamel aura environ 100 $ pour acheter des autocollants et des petits cadeaux pour ses élèves. Pour ce qui est de la décoration de la classe, les enseignantes doivent user d’imagination, apporter des effets personnels et courir les ventes de garage. Lorsqu’elles ont besoin d’objets comme des meubles, elles peuvent faire une demande à la direction qui acceptera ou déclinera la demande en fonction des budgets disponibles.

Une nouvelle année, de nouveaux élèves

Les enseignantes recevront les listes d’élèves à la dernière minute puisque celles-ci sont sujettes aux changements. Ainsi, elles ne peuvent savoir à l’avance quels enfants ont des besoins particuliers.

Elles sont aussi fébriles à l’idée de rencontrer les parents pour la première fois. « On se demande ce qu’on dira. […] Tu veux vendre ta salade pour qu’ils retournent à la maison en disant à leur enfant qu’il est vraiment tombé sur une bonne enseignante », lance celle que les élèves appellent Mme Lysanne.

Des tâches grandissantes

La présidente du Syndicat de l’enseignement du Bas-Richelieu, Lisette Trépanier mentionne que les enseignants font face à plusieurs défis comme l’ajout des cours d’éducation sexuelle, les récréations prolongées et les élèves provenant de différents pays qui ne parlent pas encore bien français. Elle croit que ces élèves devraient avoir plus de cours de francisation pour les aider à s’intégrer dans leur classe et que le gouvernement devrait investir davantage dans ce volet. Mme Trépanier précise aussi que certains enseignants sont victimes de violence de la part d’élèves et d’autres subissent les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre en devant faire de la suppléance d’urgence.

Malgré le travail en amont, les enseignantes affirment être passionnées par leur profession et avoir hâte de rencontrer leurs nouveaux élèves.

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