8 mai 2018
Des écoles pourraient être munies de caméras dès cette année
Par: Sarah-Eve Charland

Une vitre a été fracassée à l'école primaire Au petit bois la semaine dernière. (Photo : Pascal Cournoyer)

Une vitre a été fracassée à l'école primaire Au petit bois la semaine dernière. (Photo : Pascal Cournoyer)

Faisant face à des problèmes de vandalisme, la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy a entamé des démarches pour munir ses écoles primaires et secondaires de systèmes de caméras de surveillance.

Les directions d’école décideront d’installer ou non des caméras en fonction de leurs besoins. Elles pourront installer jusqu’à huit caméras à l’extérieur des écoles primaires ou jusqu’à seize à l’extérieur et à l’intérieur des écoles secondaires. La CS financera l’achat d’enregistreurs. Chacun d’entre eux peut gérer jusqu’à huit caméras. Les caméras seront, quant à elles, aux frais des écoles.

« La CS fait face à un nombre important d’actes de vandalisme même si nous sommes une petite commission scolaire. Ce sont quand même des bris importants. L’installation de caméras est une demande des directions d’école », affirme la directrice des communications de la CS de Sorel-Tracy, Geneviève Handfield.

Il sera possible pour les directions d’école d’en faire l’achat d’ici la fin de l’année scolaire. L’organisation a commencé les démarches il y a plusieurs semaines afin de vérifier les dispositions légales et les pratiques dans d’autres commissions scolaires.

«Dans d’autres commissions scolaires, plusieurs écoles secondaires ont déjà des caméras à l’intérieur des murs », ajoute Mme Handfield.

Les écoles primaires Au petit bois, Maria-Goretti, Saint-Gabriel-Lalemant, les Centres de formation professionnelle et d’éducation aux adultes et les écoles secondaires sont les bâtiments les plus touchés par des méfaits.

Le vandalisme se traduit la plupart du temps par des graffitis. On en retrouve à l’extérieur des écoles primaires. Toutefois, du côté des écoles secondaires, les méfaits sont également réalisés à l’intérieur des murs.

Un acte de vandalisme a notamment été observé à l’école Au petit bois au matin du 30 avril. Une vitre a été fracassée.

Des coûts significatifs

Depuis 2015, la CS a dépensé 21 745$ en réparation de vitres. Elle a aussi dépensé 6 483$ en nettoyage de graffitis et près 22 401$ en matériaux. Dans certains cas, la CS arrive à retracer les malfaiteurs et refile la facture des réparations aux parents.

« On ne reçoit pas de financement pour le vandalisme. On doit prendre ces sommes directement dans le budget des ressources matérielles », précise Mme Handfield.

Ces démarches figurent au plan de surveillance de la CS. Elle compte également changer le système permettant d’entrer dans les différentes écoles.

Les entrées de ces établissements sont aménagées en portique où la secrétaire doit déverrouiller l’accès. La CS a tenu un projet-pilote à l’école secondaire Bernard-Gariépy avec un système de cartes et de puces. Le nouveau système sera aménagé dans les écoles à l’automne afin d’augmenter le contrôle des entrées et sorties.

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