28 novembre 2018
Des contes de fée qui ne s’adressent pas aux enfants
Par: Sarah-Eve Charland

L'enseignant David Dorais a publié son nouvel ouvrage L'esclave du château en septembre. (Photo : Sarah-Eve Charland)

L’auteur David Dorais plonge les lecteurs dans un univers fantastique dans lequel des références aux contes de fée s’entremêlent à des événements surnaturels. Lancé il y a quelques semaines, son nouveau recueil de nouvelles L’esclave du château, loin des clichés, ne s’adresse pas aux enfants.

Les nouvelles qui se retrouvent dans cet ouvrage ont un côté sombre et parfois même violent à l’image des contes écrits par Charles Perrault ou les frères Grimm.

« Il y a des éléments qui font penser à Barbe bleue ou à Cendrillon par exemple. C’était des contes qui s’adressaient à tout le monde, pas aux enfants. Ce sont des histoires avec du merveilleux, beaucoup de noirceur et même de la violence. C’est ce genre d’univers que je voulais créer », mentionne l’auteur qui enseigne le français au Cégep de Sorel-Tracy.

Il y a une vingtaine d’années, il lui est venu l’idée de s’inspirer d’un conte écrit par son grand-père lorsqu’il était enfant en 1918. Le père de M. Dorais le gardait dans ses souvenirs.

« C’était à l’époque de l’épidémie de la grippe espagnole. Il a écrit ce conte pour se distraire. Des fois, mon père nous le racontait à ma sœur et moi. J’avais trouvé ça impressionnant. J’ai décidé de prendre ce conte comme point de départ », ajoute M. Dorais.

L’auteur s’est mis à écrire cette série de contes il y a près de quatre ans. On en retrouve 69 dans cet ouvrage. « Ça s’adresse aux personnes qui aiment les choses imaginatives. Il y a plusieurs contes dans le livre. Ils sont courts, donc ça se lit très bien. »

L’univers fantastique, un lieu connu

En contact constamment avec la littérature par son travail, l’enseignant aime écrire durant ses temps libres. Les thèmes fantastiques ou surnaturels l’ont toujours attiré.

« Ça nous fait sortir de notre vie quotidienne. Lire des livres sur la vie quotidienne des gens, ça m’ennuie. […] J’aime ça incarner des choses abstraites en les rendant concrètes. Une personne peut être hantée par la culpabilité. On rentre plus dans quelque chose de psychologique. Alors qu’une personne hantée par un fantôme, c’est un peu la même histoire, mais avec une dimension différente », explique-t-il.

M. Dorais a aussi publié deux recueils de nouvelles, soit Les cinq saisons du moine et Le cabinet de curiosités. Il a aussi écrit deux romans, Plus loin et Oh! La belle province! Épopée touristique, ainsi que des essais dont Le corps érotique dans la poésie française du XVIe siècle et Que peut la critique littéraire?.

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