16 juillet 2019
Des citoyens s’opposent au projet des Habitations Bosco
Par: Katy Desrosiers
Andrélyne Dufour et Marie-Renée Sheridan s'expliquent mal que plusieurs citoyens ignoraient l'existence du projet. 
Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Andrélyne Dufour et Marie-Renée Sheridan s'expliquent mal que plusieurs citoyens ignoraient l'existence du projet. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Deux citoyennes ont récolté en quelques jours plus de 600 signatures sur une pétition en ligne et papier de résidents qui s’opposent au projet de construire deux bâtiments de 40 logements sur le terrain de l’ancienne église Saint-Jean-Bosco. Les deux femmes ne comprennent pas pourquoi le projet est passé sous le radar.

Marie-Renée Sheridan, Andrélyne Dufour et plusieurs autres citoyens ont appris l’existence du projet immobilier dans le journaldu 25 juin dernier. Les deux résidentes du quartier Richelieu ont questionné le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin lors de la séance du conseil de ville le 8 juillet dernier afin de comprendre pourquoi les citoyens n’avaient pas été consultés.

Le maire souligne d’abord avoir reçu des plaintes lorsque l’église a arrêté ses activités. « Il y avait des squatteurs. Les cloches sonnaient la nuit. Les gens n’aimaient pas la situation, il y avait un risque d’incendie », explique-t-il. Le terrain était alors zoné institutionnel.

M. Péloquin souligne par la suite que les étapes requises pour l’approbation du projet ont été respectées, soit la publication d’avis publics et la tenue d’assemblées publiques de consultation en 2014 et 2019. Entre 2012 et 2014, le comité consultatif d’urbanisme a recommandé à quelques reprises de refuser le projet déposé au départ par Habitations Sinclair et Descheneaux, et par la suite par Construction Sorel Ltée. Une des raisons était cependant que le terrain, situé dans une zone institutionnelle, pourrait servir à une institution publique. En 2014, le conseil a tout de même choisi d’accepter le projet de changement de zonage, à condition que le promoteur effectue des modifications à sa demande. Ensuite, le processus de consultation publique et d’adoption du changement de zonage s’est tenu normalement.

Une pétition non admissible

Malgré le nombre élevé de signatures recueillies sur la pétition, le maire doute de sa légitimité. La raison : la pétition comprend une demande de référendum, alors qu’il y a déjà eu une période pour en demander un. Il note que la pétition stipule que la Ville n’a pas informé les gens du projet. Il souligne que c’est faux, en rappelant que les étapes d’approbation ont été suivies.

Cette réponse ne convient toutefois pas aux résidentes. « On nous a dit que la pétition n’était pas recevable. On n’a pas de marge de manœuvre. J’ai trouvé qu’il n’y avait aucune collaboration possible », se désole Andrélyne Dufour.

Crainte pour la sécurité des enfants

Les deux résidentes craignent que le projet amène davantage de circulation automobile. « Nous ne sommes pas les seules personnes offusquées par le projet. Je suis sur le conseil d’administration des deux écoles (du secteur Tracy) et un des gros problèmes qu’on a, c’est la sécurité. Les enfants traversent pas toujours où ils devraient, les parents viennent déposer leurs enfants n’importe où et les gens en voiture contournent les autobus arrêtés », ajoute Mme Dufour.

« C’est la grosseur du projet. Avec des triplex à côté d’une école et des petites maisons familiales, ça aurait été un super beau complexe », souligne Marie-Renée Sheridan.

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