27 février 2019
Rencontre d'information sur le projet de reconversion de l'ancienne prison
Des citoyens réclament davantage d’informations sur la culture du cannabis
Par: Katy Desrosiers
Le promoteur du projet Rolland-Pierre B. Chalifoux compte demander son permis de production dans les prochaines semaines. 
Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Le promoteur du projet Rolland-Pierre B. Chalifoux compte demander son permis de production dans les prochaines semaines. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Une vingtaine de citoyens ont assisté à la soirée d’information concernant le projet de conversion de l’ancienne prison en usine de production et de transformation de cannabis, le 26 février. Le projet a été expliqué en détail par le promoteur Rolland-Pierre B. Chalifoux et sa partenaire d’affaires et responsable du contrôle de la qualité, Catherine Thibault. Certains citoyens ont cependant réclamé d’avoir encore plus d’information avant de se prononcer.

Les préoccupations principales des citoyens concernaient les odeurs et la valeur des maisons dans les quartiers environnants. Aussi, les promoteurs ont été questionnés sur le choix de l’emplacement qui n’est pas dans une zone industrielle ou agricole.

Le promoteur et sa partenaire ont tenté de rassurer les participants avec des données et informations récoltées auprès de professionnels. M. B. Chalifoux a mentionné qu’un évaluateur lui a confirmé que le projet n’aurait pas d’incidence sur la valeur des maisons puisque la fonctionnalité précédente du bâtiment avait un facteur de dangerosité plus élevé. Pour ce qui est des odeurs, Mme Thibault précise que la production et la transformation du cannabis se feront exclusivement dans des chambres de croissance à l’intérieur.

Un système de filtration d’air au charbon sera utilisé afin de traiter l’air. Le système fonctionne avec une pression négative. Ainsi, une porte s’ouvre, l’air entre dans la pièce au lieu d’en sortir. Par la suite, il doit obligatoirement passer par le système de filtration avant d’être rejeté à l’extérieur.

Des documents informatifs supplémentaires seront distribués aux propriétaires des résidences concernés par la situation dans les prochaines semaines.

Des années avant la culture du premier plant

Pour l’instant, le promoteur n’a ni demandé officiellement le permis auprès de Santé Canada, ni acheté le bâtiment et le terrain de l’ancienne prison. Aucune demande de changement de zonage n’a été logée à la Ville. La rencontre avait plutôt pour objectif de tester le pouls de la population.

Rolland-Pierre B. Chalifoux compte toutefois faire une demande de permis pour la production de cannabis médical qui comprend les critères de qualité les plus élevés. Il affirme qu’obtenir un tel permis peut prendre jusqu’à cinq ans.

Si le permis est obtenu, la prison sera réaménagée. Des bureaux se retrouveraient à l’avant du bâtiment alors que la zone de production se retrouverait à l’arrière, où l’on trouve actuellement les cellules. L’amiante serait enlevée et des caméras de surveillance seraient installées. L’entrée à la zone de production serait contrôlée. Aucune vente ne serait effectuée à l’usine.

Aussi, si le projet fonctionne, le promoteur aimerait pouvoir redonner et aider des organismes de la région qui œuvrent contre les dépendances.

Pour la première année d’exploitation, le promoteur prévoit créer près de 35 emplois. Une enquête de la GRC sera réalisée pour chaque employé. Un gardien de sécurité serait aussi en tout temps sur les lieux.

La Ville s’intéresse au processus

Plusieurs représentants de la Ville de Sorel-Tracy étaient présents, soit le conseiller du quartier Alain Maher, le greffier de la Ville René Chevalier, le directeur du Service de la planification et du développement urbain Pierre Dauphinais, le commissaire industriel Jacques Thivierge et le directeur général Marc Guévremont. Ils ont profité de l’occasion pour expliquer que si un changement de zonage était demandé, une consultation publique sera tenue à l’hôtel de ville sur la question.

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