7 août 2018
Des citoyens dénoncent des travaux bâclés dans un fossé à Saint-Robert
Par: Sarah-Eve Charland

Le fossé connaît de l'érosion quelques jours après la fin des travaux. (Photo : Sarah-Eve Charland)

Des traces de bottes figurent sur les entrées aménagées par le ministère des Transports. (Photo : Marcel Rainville)

D'une maison à l'autre, les travaux sont inégaux. (Photo : Sarah-Eve Charland)

Des travaux réalisés fin juin par le ministère des Transports du Québec dans un fossé longeant la route 132 à Saint-Robert déplaisent à plusieurs résidents qui jugent les travaux bâclés et dangereux.

Les travaux ont été réalisés à la suite d’une plainte déposée par un citoyen qui a constaté une accumulation d’eau dans sa demeure. Le nouveau fossé sert principalement à assurer un meilleur écoulement des eaux.

« C’est une vraie job de cochon! On voyait déjà de l’érosion quelques jours après les travaux à cause de la pluie. Le terrain est en train de s’affaisser. Ça fait 69 ans que j’habite ici et je n’ai jamais vu ça », dénonce Laurette Gouin-Plante.

De son côté, la résidente Marie-Pierre Morin juge les travaux inacceptables. Sept maisons ont été touchées. Les résultats sont plus affinés sur le terrain de certaines d’entre elles. Les travailleurs ont refait l’entrée d’asphalte, mais y ont laissé des traces de pied.

« Pour la première maison, le fossé est très beau et bien finalisé. On dirait que les travailleurs ont bâclé les travaux au fur et à mesure. Ce n’est pas à moi d’entretenir le fossé, mais c’est tout de même chez moi. Je veux aussi que ce soit esthétique », ajoute-t-elle.

Cette dernière a logé un premier appel au début de l’été pour se plaindre du résultat, mais n’a pas reçu de retour. Elle a appelé à une deuxième reprise la semaine dernière. Un représentant du ministère s’est rendu sur les lieux le lendemain.

Le ministère des Transports a confirmé avoir reçu une plainte la semaine dernière à ce sujet. Un représentant s’est déplacé sur les lieux pour constater la situation, affirme la porte-parole du ministère des Transports, Josée Séguin.

« Une plainte a effectivement été déposée. Nous avons choisi l’ensemencement hydraulique parce que les sols sont sableux. Les pluies étaient relativement fortes. Il se peut que les racines n’aient pas eu le temps de s’agripper au sol. Le ministère fera le suivi. S’il y a lieu, le ministère va faire de l’ensemencement ou de l’asphaltage », mentionne-t-elle.

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