5 mars 2021
Administrateurs de Développement économique Pierre-De Saurel
Des choix qui ont suscité de vifs débats entre les maires
Par: Jean-Philippe Morin

Gilles Salvas (préfet de la MRC), Jean-Bernard Émond (député de Richelieu) et Serge Péloquin (maire de Sorel-Tracy font partie du conseil d’administration avec sept administrateurs choisis à l’unanimité par les 12 maires de la MRC. Photo gracieuseté

Malgré que les choix finaux ont été adoptés à l’unanimité et qu’il y eu un consensus à la fin, la sélection des sept administrateurs du nouveau conseil d’administration de Développement économique Pierre-De Saurel a suscité des débats houleux au sein des 12 maires de la MRC.

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L’organisme appelé à remplacer le CLD de Pierre-De Saurel dans les prochains jours a vu Rachel Doyon, Yan Parenteau, Luc-André Lussier, Réjean Frenette, Raphaël Beauchemin, Luc Tellier et Mario Fortin être élus comme administrateurs. Or, si l’Union des municipalités du Québec (UMQ) devait filtrer les CV reçus, c’était aux 12 conseillers régionaux de la MRC de Pierre-De Saurel d’effectuer le choix final.

« Chacun avait son opinion et c’est normal, mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu un consensus à la fin », explique le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.

Le maire de Saint-Ours, Sylvain Dupuis, abonde dans le même sens. « On n’était pas tout le temps d’accord, c’est clair. Il y avait autant d’opinions qu’il y avait de personnes autour de la table. D’être tous d’accord sur tous les candidats, c’était impossible, mais la bonne nouvelle, c’est qu’à la fin, il y avait consensus. »

De son côté, le préfet de la MRC et maire de Saint-Robert, Gilles Salvas, a encore de la difficulté à digérer certains choix. « Les choix ne sont pas à mon entière satisfaction. J’ai reçu plein d’appels après la sélection… Disons qu’il y a des candidats que j’aurais aimé voir là. Mais il fallait trancher et on y est allés de façon majoritaire », indique-t-il.

Le préfet se dit tout de même prêt à travailler avec l’équipe en place. « J’ai bien hâte de collaborer avec eux. Même si certains n’ont pas été parmi mes choix, je me rallie et j’ai hâte de travailler avec tout le monde pour qu’on pousse dans la même direction pour la région », souligne M. Salvas.

Rappelons que Serge Péloquin (comme maire de Sorel-Tracy) et Gilles Salvas (comme préfet de la MRC) siégeront sur ce conseil d’administration, tout comme Jean-Bernard Émond (comme député de Richelieu) à titre d’observateur.

Présélection de l’UMQ

En tout, 32 CV ont été envoyés. L’UMQ les a classés en trois catégories : 12 « A », 10 « B » et 10 « C ». « Il y avait de très bons candidats et je remercie les 32 personnes qui ont envoyé leur CV. Ça démontre l’intérêt à faire prospérer la région », souligne M. Salvas.

Les maires devaient, en théorie, choisir sept candidats parmi les 12 classés « A », mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Selon nos informations, six des sept candidats ont été choisis dans les « A », mais un d’entre eux a été sélectionné dans les premiers « B » pour une raison bien précise.

« L’enjeu international est très important, avance Sylvain Dupuis. Cette facette, l’UMQ ne l’avait peut-être pas calculée. Comment on fait pour amener des entreprises comme Bel Canada à Sorel-Tracy, par exemple? Des contacts à l’international, ça aide. On a donc choisi un candidat en fonction de ça. »

« On voulait des profils diversifiés pour enrichir ce conseil d’administration. On a choisi en fonction des compétences variées de chacun », ajoute Serge Péloquin.

Place au choix du directeur général

L’enjeu principal, selon le préfet, sera le choix du directeur général et du commissaire industriel. La Fédération québécoise des municipalités (FQM) aura le même rôle que l’UMQ pour les administrateurs, soit de filtrer les CV reçus et de présenter les meilleurs candidats pour ces postes au conseil d’administration récemment formé. Les 12 maires n’auront donc plus à intervenir dans le processus.

« Le choix du DG et du commissaire industriel sera très important. Ce sont eux qui vont faire du démarchage auprès des entreprises. Ils vont mener la barque, alors ce sera important de bien les choisir », indique Gilles Salvas.

Le rôle de commissaire industriel ne reviendra pas automatiquement à Jacques Thivierge, qui occupe ce rôle à la Ville de Sorel-Tracy. Toutefois, comme son mandat à la Ville se termine le 5 mars 2021, il pourra appliquer pour le poste au sein de Développement économique Pierre-De Saurel, explique le maire Serge Péloquin. « Si M. Thivierge veut appliquer, il va y aller, mais la Ville de Sorel-Tracy n’impose personne à ce poste. C’est au c.a. de choisir sa structure, son DG et s’il y a lieu, son commissaire industriel », spécifie-t-il.

La prochaine réunion de l’organisme aura lieu le mardi 9 mars. À ce moment, la dissolution du CLD pourrait avoir lieu officiellement.

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