25 novembre 2020
Élection partielle dans le quartier Du Faubourg à Sorel-Tracy
Des candidats aux personnalités différentes
Par: Jean-Philippe Morin

Corina Bastiani, Jocelyn Gravel, Stéphane Béland et Marc Leclerc Deveault. Photos Simon Ménard et gracieuseté

Avec le vote par anticipation qui aura lieu les 6 et 7 décembre et le vote de l’élection partielle qui se déroulera les 12 et 13 décembre, Les 2 Rives a accordé une entrevue aux quatre candidats intéressés à briguer le poste de conseiller municipal à Sorel-Tracy. Voici un résumé de chacun des entretiens.

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La passion de Marc Leclerc Deveault

Âgé de 47 ans et natif de Sorel-Tracy, Marc Deveault Leclerc a quitté la région à l’âge de 7 ans avec sa mère. Au début de la vingtaine, il est revenu à Sorel-Tracy pour s’occuper de son père, puis il n’est jamais reparti. Impliqué auprès des jeunes souverainistes de 15 à 19 ans, il a occupé différents postes dans des conseils d’administration (baseball mineur, Pierre-De Saurel français, etc.) au fil des années, dont l’exécutif du Parti Québécois dans Richelieu, avec qui il œuvre depuis une quinzaine d’années.

Pourquoi vous lancez-vous en politique? Que comptez-vous apporter à la table du conseil?

« Je suis un passionné de ma ville, des citoyens. Je veux leur donner ce qu’ils ont envie d’avoir. J’ai beaucoup déménagé de ville en ville quand j’étais plus jeune, puis j’ai remarqué que le regard que les gens ont des villes plus industrielles, comme Shawinigan ou Sorel-Tracy, peut être gris parfois. J’aimerais changer ça, redynamiser la ville. Faire une transition tranquille vers un développement économique axé sur le multimédia, l’intelligence artificielle ou des nouvelles technologies. Je veux apporter mes idées à la table, j’en ai plein, mais aussi les idées des citoyens. Je suis à l’écoute de leurs préoccupations. »

Quelle est votre vision du quartier Du Faubourg? Quels projets aimeriez-vous mettre de l’avant?

« Le Faubourg est divisé en trois secteurs : le bout de l’Hôtel de la Rive, qu’on peut appeler le gros secteur, le bout en face du Eko ainsi que les boisés de Sorel, où j’ai demeuré. Là, il n’y a pas beaucoup de demandes, mais une des préoccupations pour ce secteur, c’est la piste cyclable qui part des boisés de Sorel et qui se rend au Chalifoux en longeant le boulevard Fiset. Cette piste cyclable est empruntée par des quads et elle n’est pas encore asphaltée. Les personnes du secteur m’en ont parlé et j’aimerais réaliser le projet d’asphaltage. Dans le gros Faubourg, il y a le bord de l’eau. J’aimerais continuer, avec l’accord de tous, la promenade du parc Regard-sur-le-Fleuve jusqu’au Belvédère. »

Quelle est votre vision de la Ville de Sorel-Tracy? Comment la voyez-vous et comment aimeriez-vous la voir?

« J’aimerais qu’elle soit redynamisée pour le futur. Je veux me concentrer, pour les 10 prochaines années, sur les nouvelles générations qui s’en viennent. Je veux que la vieille génération entente la nouvelle génération qui pousse. On dirait qu’ils [les jeunes] n’ont pas quelqu’un qui parle pour eux. Moi, j’aimerais parler pour eux. »

La vie municipale dans le sang pour Corina Bastiani

Âgée de 37 ans, Corina Bastiani est native de Sorel-Tracy, mais elle a passé une partie de sa vie à Sherbrooke. Son grand-père a notamment été conseiller municipal à Saint-Élie-d’Orford. C’est dans les Cantons-de-l’Est, dit-elle, où elle a ouvert ses horizons, notamment sur la politique municipale. « En revenant à Sorel, j’ai vécu un traumatisme. J’ai vu des maisons se faire démolir à l’âge de 8 ans en attendant l’autobus. C’est ça qui m’a fait réaliser que le municipal avait un impact sur notre qualité de vie », dit-elle.

Pourquoi vous lancez-vous en politique? Que comptez-vous apporter à la table du conseil?

« C’est un domaine que je connais très bien. J’ai fondé la Commission des jeunes élues et élus du Québec en 2009. J’ai toujours prôné la démocratie municipale et j’ai remporté des prix dans le domaine, même si je n’aime pas trop parler de ça [rires]. Je sais que je peux être efficace le jour 1, surtout que c’est un mandat court de moins d’un an. Pour bien servir les gens Du Faubourg, il faut que ce soit quelqu’un qui connaisse le domaine. […] Je compte apporter de l’amour! [rires] J’aime beaucoup les conseillers, j’en connais plusieurs. Serge [Péloquin], on a bâti des choses ensemble, il faut mettre toutes nos forces ensemble pour un nouveau Sorel-Tracy après la pandémie. »

Quelle est votre vision du quartier Du Faubourg? Quels projets aimeriez-vous mettre de l’avant?

« Le quartier est divisé en trois parties. Il est très longitudinal avec des réalités différentes pour une personne qui habite, par exemple, sur le chemin de la Sauvagine ou une autre sur la rue Boucher. C’est deux mondes, des gens avec des revendications différentes que je veux aider en apporter mes lumières. Les aider dans leurs besoins. Je sais comment y répondre, quelles procédures utiliser. L’expérience qu’avait Monsieur Maher pour répondre à ses citoyens, je l’ai aussi. »

Quelle est votre vision de la Ville de Sorel-Tracy? Comment la voyez-vous et comment aimeriez-vous la voir?

« Je me suis surprise à l’aimer moins dernièrement [la ville]. Je l’ai toujours aimée et ça m’a fait beaucoup de peine de moins l’aimer pendant la pandémie. Je veux l’aimer encore et je veux qu’elle soit là pour nous, pour ceux qui y habitent. On a beaucoup pensé aux touristes dans les dernières années et on a oublié les gens qui dorment ici. Il faut la verdir : prendre soin de nos espaces verts, en ajouter, en planifier. Donner de l’oxygène à nos commerçants, il faut les aider aussi. On est pris chez nous en ce moment, aimons notre chez-nous! [rires] »

Jocelyn Gravel, un homme impliqué socialement

Originaire de Sorel-Tracy, Jocelyn Gravel est nouvellement retraité de Richardson International. Maintenant âgé de 61 ans, il cumule les mandats sociaux depuis belle lurette. Il a siégé pendant deux ans sur le conseil d’administration qui s’occupait de l’achat du presbytère anglican afin de rendre l’édifice au service des citoyens. Il a également œuvré à titre de président du syndicat chez Richardson International. Durant son mandat, il a négocié deux conventions collectives tout en évitant les conflits de travail. De plus, il s’est impliqué dans le comité multisectoriel de la CSN de Montréal à titre de vice-président.

Pourquoi vous lancez-vous en politique? Que comptez-vous apporter à la table du conseil?

« Mon goût pour la politique municipale est venu il y a quelques années. J’ai décidé que quand je faisais quelque chose dans ma vie, je donnais toujours mon maximum. Je travaillais au déchargement de grains et c’était souvent du six à sept jours par semaine. Donc, je n’avais pas le temps de ne rien faire d’autre que de travailler. Alors, je ne peux pas rien faire d’autre à ma retraite. Ce sera donc la politique municipale dans mon quartier. […] J’habite le Faubourg depuis cinq ans, […] c’est là que je voulais faire de la politique. »

Quelle est votre vision du quartier Du Faubourg? Quels projets aimeriez-vous mettre de l’avant?

« J’ai fait beaucoup de porte-à-porte et c’est sûr que pour mon quartier, on parle beaucoup de vitesse et de sécurité dans les rues. On regarde aussi la passerelle qui partirait du parc Regard-sur-le-Fleuve jusqu’à la Marina de Saurel. Dans le coin de l’hôpital, corriger les problématiques de stationnement. Peut-être ajouter quelques arrêts à des coins de rue pour diminuer la vitesse, surtout sur la rue Ferland et Morgan. C’est une élection partielle. Si je suis élu, je serai là pour 10 mois et après, je devrais retourner en élection. Alors, je ne peux pas promettre mer et monde. Je continue mon porte-à-porte […] et j’essaie d’être à l’écoute et d’être présent. C’est le plus important. »

Quelle est votre vision de la Ville de Sorel-Tracy? Comment la voyez-vous et comment aimeriez-vous la voir?

« La revalorisation du centre-ville, essayer de développer les espaces verts. Aussi, je suis quelqu’un qui croit beaucoup aux sports pour les jeunes. Donc, développer des parcs et un complexe multisportif. Il faut faire sortir nos jeunes en améliorant le côté sportif. De cette façon, on va probablement garder nos jeunes familles et peut-être même en chercher d’autres pour développer la ville au maximum parce que l’avenir, c’est les enfants. Ce sont tous des projets intéressants. Autrement dit, il y a beaucoup beaucoup de choses à faire. »

Stéphane Béland, un homme d’affaires au service de son quartier

Stéphane Béland est arrivé à Sorel-Tracy à l’âge de 8 ans. Homme d’affaires de carrière, son commerce Steph Musik a eu pignon sur rue jusqu’en 2019. Lors des dernières années, il s’est impliqué au sein de nombreux conseils d’administration comme Le Relais pour la Vie, La Maison des jeunes de Sorel-Tracy, le Festival de la gibelotte et le comité pour la Fête du Canada. Maintenant âgé de 55 ans, il se dit en préretraite et disposé à travailler pour les résidents du quartier qu’il habite depuis 1991.

Pourquoi vous lancez-vous en politique? Que comptez-vous apporter à la table du conseil?

« Je crois que c’est une bonne façon de m’impliquer au niveau de la ville. Quand j’ai vu que ce poste-là était disponible, j’ai décidé de me présenter. En 2017, je m’étais présenté comme conseiller dans le Faubourg, mais j’étais malheureusement arrivé deuxième à 48 voix de la tête. J’ai cru bon de me réessayer en 2020, maintenant avec un temps de qualité à donner aux gens. Je fais beaucoup de porte-à-porte ces temps-ci, je vois donc les besoins des gens. »

Quelle est votre vision du quartier Du Faubourg? Quels projets aimeriez-vous mettre de l’avant?

« Je vois que beaucoup de revêtements de rue sont dus à certaines places. De plus, durant mon porte-à-porte, j’entends certaines plaintes des gens reliées aux problèmes d’aqueduc et d’eau jaune. Ce sont les problèmes qui reviennent le plus souvent. Je sais aussi qu’il y a de l’argent à mettre au parc Monseigneur-Nadeau. Le fait d’être résident du quartier me permet de connaître les différents aspects et enjeux. »

Quelle est votre vision de la Ville de Sorel-Tracy? Comment la voyez-vous et comment aimeriez-vous la voir?

« J’aime beaucoup la dynamique des conseillers qui sont déjà en place dans la municipalité. Donc, le fait que j’apporterais un point de vue d’affaires, c’est une dynamique qui pourrait s’agencer à eux. Je veux continuer à faire avancer la ville sur plusieurs aspects. Ce qui peut être le fun, c’est mon côté business que j’ai depuis de nombreuses années et avec lequel j’ai gagné ma vie. Ça peut donner une belle façon de regarder les prochains dossiers qui vont être à vérifier dans les prochaines années avec la municipalité. »

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