21 avril 2021
Semaine de l’action bénévole 2021
Des bénévoles au grand cœur
Par: Alexandre Brouillard

De gauche à droite : Gérard Charron, Julie Cusson et Serge Galien, trois bénévoles au CAB du Bas-Richelieu. Photo Alexandre Brouillard | Les 2 Rives ©

Gérard Charron, Julie Cusson et Serge Galien, trois bénévoles au Centre d’action bénévole (CAB) du Bas-Richelieu, offrent gratuitement de leur temps pour le bien-être commun. Leurs bonnes actions sont célébrées lors de la Semaine de l’action bénévole du 18 au 24 avril.

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Lors de la dernière année, le CAB et d’autres organismes à but non lucratif (OBNL) de la région ont vu certains de leurs bénévoles quitter en raison de la pandémie de la COVID-19.

Malgré cette situation difficile, plusieurs d’entre eux, dont Gérard Charron, Julie Cusson et Serge Galien, sont demeurés au CAB pour aider les bénéficiaires.

Gérard Charron, de la retraite au bénévolat

Anciennement responsable du service de la paie chez Tioxide Canada, M. Charron est retraité depuis 1998. « Je ne voulais pas demeurer les bras croisés. Après 35 ans chez Tioxide, je voulais rester actif. Une amie m’a alors proposé de faire du bénévolat au CAB. Je suis donc ici depuis 2002 », explique-t-il.

Depuis son arrivée au CAB, M. Charron œuvre essentiellement au service de l’impôt et à l’informatique. « J’adore aider les gens. Du mois d’octobre jusqu’au début de l’été, je travaille trois journées par semaine et j’apporte parfois des dossiers à la maison pour en faire les soirs et les week-ends. […] C’est gratifiant de leur annoncer des retours d’argent qu’ils n’attendaient pas », admet-il.

Alors que son équipe et lui traitent environ 1000 dossiers d’impôt par année, M. Charron affirme avoir encore l’envie d’aider les gens. « Je ne sais pas si je vais arrêter bientôt, mais avec la santé, tout est possible », confie-t-il.

Julie Cusson et son coup de cœur pour la popote roulante

Toujours bien en selle dans une agence de communication et marketing en tant que cheffe de production, Julie Cusson a vu son horaire bouleversé par la pandémie.

« Je m’ennuyais à la maison. En tant que personne hyperactive, je devais me trouver une autre source d’occupation. J’ai donc commencé le bénévolat à la popote roulante », explique-t-elle.

Bien qu’elle ait recommencé le travail à temps plein, elle s’est organisée avec son employeur pour pouvoir continuer le bénévolat une demi-journée par semaine. « Ça me fait un horaire chargé, mais j’ai envie d’aider les gens. C’est important pour moi », confie-t-elle.

Tout en mentionnant que le bénévolat a toujours fait partie de sa vie, elle affirme avoir eu le coup de cœur pour le CAB et la popote roulante. « Je me suis impliquée de nombreuses années chez les scouts, mais rien n’égale le fait de voir le sourire des gens lorsqu’on arrive avec la nourriture. Beaucoup d’entre eux nous attendent parce que nous sommes leur seule visite de la journée. C’est un véritable cadeau de pouvoir participer à leur bonheur », explique-t-elle.

Le bénévolat, une histoire de famille pour Serge Galien

Serge Galien a le bénévolat dans la peau. Il s’occupe de la guignolée du CAB depuis 31 ans et travaille à temps plein à la cuisine et au marché du CAB depuis quatre ans maintenant.

« J’adore faire du bénévolat ici. Je m’inspire de mes parents qui étaient une famille d’accueil pour venir en aide à des jeunes de la région. J’ai grandi dans cet univers d’entraide. Je crois que cette valeur familiale est héréditaire », explique-t-il.

« Serge est omniprésent au CAB. Dès que nous avons besoin d’un coup de main, il répond présent », affirme sans gêne Josée Gadbois, coordonnatrice à l’action bénévole au CAB.

Pour M. Galien, l’important est de dédier son quotidien à des activités qui nous tiennent à cœur. « Je m’implique au CAB parce que j’ai du plaisir à le faire. C’est le plus important pour moi et j’en retire une très grande satisfaction », admet-il.

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