23 septembre 2020
La MRC de Pierre-De Saurel précisera les axes de l’étude de mobilité des transports
Des arguments pour le prolongement de l’autoroute 30 et la construction d’un pont
Par: Sébastien Lacroix
Le prolongement de l’autoroute 30 pourrait désengorger la Rive-Sud.
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le prolongement de l’autoroute 30 pourrait désengorger la Rive-Sud. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le Conseil de la MRC de Pierre-De Saurel devra préciser les axes précis qu’il entend prioriser pour mener son étude de mobilité sur les transports. Un document dont il veut se doter notamment pour justifier le prolongement de l’autoroute 30, la construction d’un pont ainsi que pour établir une route industrielle.

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« Le dossier avance lentement », a fait savoir le préfet de la MRC de Pierre-De Saurel, Gilles Salvas, qui a eu une rencontre le directeur général du ministère des Transports (MTQ) en Montérégie, Alain-Marc Dubé, ainsi qu’avec le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond.

Ceux-ci lui ont confirmé qu’une aide financière sera accordée pour l’étude sur la mobilité des transports dans la région. Ils ont également fourni une liste de firmes spécialisées capables de faire le travail. Au mois de septembre, les conseillers régionaux devront s’entendre sur les axes précis de l’étude.

Cette étude devrait coûter un peu plus de 100 000 $ et on espère obtenir une subvention de 50 %. La MRC doit d’abord obtenir le financement pour mandater la firme. Le mandat devrait être donné d’ici la fin de l’automne et le rapport devrait être produit au printemps.

Ce rapport serait complémentaire à l’étude sur la construction d’un pont pour relier Sorel-Tracy à la Rive-Nord sur le fleuve Saint-Laurent, dont a fait mention le premier ministre François Legault, lors de son passage dans la région.

Cette étude s’intégrera possiblement à l’étude de mobilité des transports. « [L’étude en cours sur le pont] n’est pas trop avancée et ce n’est pas trop concluant, à ce qu’on a entendu, a laissé savoir le préfet Gilles Salvas. À cause des améliorations qu’ils ont apportées au traversier. »

C’est pourquoi l’étude de mobilité sur les transports devra être convaincante quant à l’importance du trafic lourd qui circule déjà dans la région, mais également celui qui est prévu avec le développement de la région.

Les projections doivent inclure le nombre de camions qui transiteront par le terminal de conteneurs du Port de Montréal à Contrecœur, qui se voudra une nouvelle plaque tournante dans la région.

On souhaite aussi inclure le trafic additionnel que pourrait occasionner la zone industrialo-portuaire que compte développer Sorel-Tracy sur le site de l’ancienne centrale thermique, ainsi les industries qui sont à venir dans la région.

Sortir Sorel-Tracy d’un cul-de-sac

Les données sur le débit routier moyen sur le boulevard Fiset justifient déjà l’aménagement d’une autoroute jusqu’à la route 122, comme le réclame le préfet Gilles Salvas. Puisque la norme doit être de 8000 véhicules par jour pour légitimer une telle infrastructure en milieu rural.

Or, le débit journalier moyen sur la route 132, selon la carte interactive du MTQ, est de 13 900 à 15 000 à Sorel-Tracy, avant de passer à 8900 à 9600 à Saint-Robert, avant de passer à 7600 à 9100 à Yamaska.

L’étude permettra également de mettre à jour les données en ce qui concerne le nombre de véhicules lourds. « Les chiffres que nous avons indiquent qu’il y a 1000 camions par jour qui s’en vont vers Drummondville et Trois-Rivières, dont 63 %, ou 630 qui prennent la 122, indique Gilles Salvas. Ce sont des chiffres qui datent de sept ou huit ans. On veut avoir les chiffres réels, de concert avec le MTQ. »

Selon lui, le prolongement de l’autoroute 30 permettrait à la région de Sorel-Tracy de « sortir du cul-de-sac », tout en permettant de désengorger la Rive-Sud de Montréal. « Parce que le trafic qui se dirige vers Sherbrooke ne passerait pas par Longueuil, mais par Drummondville [en passant par la 122 puis la 55] », fait valoir Gilles Salvas.

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