2 octobre 2020
Achalandage très élevé à l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sorel
Des ambulances ont dû être détournées pendant quatre heures
Par: Katy Desrosiers

L’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sorel avait un taux d’occupation de 176 % le vendredi 2 octobre en avant-midi. Photothèque | Les 2 Rives ©

Le jeudi 1er octobre, pendant quatre heures, des ambulances ont dû être redirigées vers l’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe en raison d’un achalandage trop élevé à l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sorel.

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Ainsi, de midi à 16 h, la directive a été donnée aux ambulances de se rendre directement du côté de Saint-Hyacinthe, plutôt que d’emprunter le chemin de Sorel-Tracy.

Le conseiller aux relations médias et ministérielles du Centre intégré de Santé et de Services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME), Hugo Bourgoin, souligne qu’il s’agit d’une situation exceptionnelle afin d’assurer la qualité des soins et services de santé offerts à la clientèle. Le CISSSME considérait donc qu’il n’était pas possible d’accueillir ces patients de façon sécuritaire à l’Hôtel-Dieu.

En effet, depuis un certain temps, à Sorel-Tracy, ainsi que dans plusieurs hôpitaux de la Montérégie et de la province, les taux d’occupation dans les urgences sont très élevés. Le vendredi 2 octobre vers 11 h, le taux d’occupation pour l’urgence de l’Hôtel-Dieu était de 176 %.

Pendant la première vague, plusieurs personnes qui auraient dû consulter ne l’ont pas fait, ce qui pourrait expliquer en partie ce haut taux d’achalandage, selon M. Bourgoin. Elles le font en ce moment et donc, les urgences comptent plus de patients, parfois plus hypothéqués que s’ils avaient consulté il y a quelques mois.

Pour aider à diminuer l’achalandage, une réorientation de patients est également faite après le triage. Ainsi, ceux qui ont une condition qui ne nécessite pas des soins urgents sont invités à plutôt consulter une clinique médicale.

« Si votre situation n’est pas urgente, vous devriez d’abord communiquer avec le 811. Si vous avez un médecin de famille, il faut essayer de prendre rendez-vous avec lui ou voir dans une clinique sans rendez-vous. Même pourquoi ne pas consulter un pharmacien? Ils peuvent régler plein de situations », souligne M. Bourgoin.

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