3 avril 2018
Demain!
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit un éditorial hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Bonne idée que celle d’inciter des jeunes à découvrir ce que l’industrie de la métallurgie a à leur offrir en ces temps où la main-d’œuvre fait cruellement défaut.

Mais c’est plus au design qu’on les a conviés et non au travail qui les attend actuellement dans les usines de la région.

Je comprends qu’il faille les éveiller tôt au monde du travail. Leur faire comprendre la réalité des marchés auquel il fait face, les attitudes qu’il commande.

Mais il ne faut pas non plus leur donner une fausse image du travail qui les attend vraiment. Pas qu’il ne présente pas des défis intéressants, des conditions d’embauche alléchantes, des perspectives prometteuses. Mais il faut le reconnaître, le travail dans cette industrie, comme dans toutes les autres, ne se déroule pas toujours dans un environnement qui convient à tous.

À moins, bien entendu que l’on planifie enfin ajouter ici de la valeur, en transformant les matières qui sortent des usines régionales en produits spécifiques. Une seconde transformation dont on rêve depuis longtemps, mais dont on n’a pas encore vu la couleur, si douce soit-elle.

Oui, cette approche faite auprès des jeunes de secondaire 3 est intéressante d’autant qu’elle réunit les efforts de la Commission scolaire, de la Ville et des entreprises elles-mêmes. Il est indéniable que l’industrie y fait aussi un placement à long terme. L’approche a des effets positifs. Une analyse menée au Saguenay le souligne: le projet suscite des impacts directs sur le choix de carrière. Il contribue au développement de l’identité, a un effet positif sur la motivation des élèves et contribue à l’amélioration de la persévérance scolaire.

Il faut toutefois s’assurer d’être en mesure de livrer ce qu’on leur promet!

Reste qu’il sera sûrement très intéressant de voir, à la fin de la démarche, dans 14 semaines, combien et quelles pédales de vélo les jeunes auront imaginées, comme leur propose ce projet!

Tourner la page du 375e

Le comité organisateur des Fêtes du 375e de Sorel-Tracy a tourné la page. Son rapport est succinct et il en est fier: les fêtes ont attiré des gens et se sont déroulées avec un surplus de 7500$.

Les activités proposées ont été modestes mais bien suivies – le comité parle de 10 000 personnes en moyenne par événement. Si on en croit les commentaires publiés sur les réseaux sociaux, les activités ont, règle générale, été appréciées.

En même temps, le comité ouvre grande la porte à Statera – qui initiera ses activités à l’été – a dit son maire Serge Péloquin. Le legs de ces fêtes sera consacré à des aménagements au centre-ville, le long des cours d’eau. Aménagement d’accueil pour les piétons et amateurs d’art contemporain, mais aussi pour recevoir le tourisme maritime. Ce dont la Ville rêve depuis plus d’une décennie.

Encore une fois, des citoyens pourraient trouver que tous les œufs sont déposés dans le même panier. Mais voilà un panier dont le contenu – encore bien abstrait pour plusieurs – est celui d’une mise sans précédent sur les richesses, l’imagination, l’histoire et la capacité d’accueil de la région.

Intéressant de voir de quoi ces lendemains seront faits!

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