30 août 2016
Découverte d’une présence préhistorique sous la prison de Sorel-Tracy
Par: Sarah-Eve Charland
Une quarantaine d’archéologues ont été mis à contribution. Ils ont excavé plus de 3770 mètres carrés de terrain | Tirée du rapport

Une quarantaine d’archéologues ont été mis à contribution. Ils ont excavé plus de 3770 mètres carrés de terrain | Tirée du rapport

Une quarantaine d’archéologues ont été mis à contribution. Ils ont excavé plus de 3770 mètres carrés de terrain | Tirée du rapport

Une quarantaine d’archéologues ont été mis à contribution. Ils ont excavé plus de 3770 mètres carrés de terrain | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Les archéologues ont creusé stratégiquement. | Tirée du rapport

Les archéologues ont creusé stratégiquement. | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Des dizaines de pointes de projectile ont été découvertes | Tirée du rapport

Une gouge, une hache et des outils polis indéterminés. | Tirée du rapport

Une gouge, une hache et des outils polis indéterminés. | Tirée du rapport

Les fouilles archéologiques réalisées sur le terrain du nouveau centre de détention de Sorel-Tracy ont révélé 30 300 artéfacts confirmant la présence d’autochtones il y a près de 4000 ans.

Avant d’entamer les travaux de construction de la nouvelle prison, la Société québécoise des infrastructures a réalisé une étude. Cet exercice avait pour but d’évaluer le potentiel archéologique de ce terrain. Après analyse, les archéologues de la firme Arkéotec ont jugé qu’il y avait effectivement une valeur historique.

Ce terrain longe le ruisseau du Marais. Ce cours d’eau, qui mesurait près de 150 mètres il y a près de 4000 ans, représentait une voie navigable importante pour se déplacer vers le sud et vers le lac Champlain, ainsi que vers le fleuve Saint-Laurent.

« Nous ne sommes pas surpris des artéfacts trouvés. Ce sont des éléments qu’on a aperçus dans d’autres sites archéologiques », explique le directeur général d’Arkéotec et archéologue, Daniel Chevrier.

« Nous avons surtout été surpris de la grande quantité d’artéfacts dans cet espace. »

Les fouilles ont eu lieu à l’automne 2013 et 2014. Les archéologues ont excavé près de 3770 mètres carrés en surface et ont fouillé dans une profondeur de 30 centimètres.

Ils ont ciblé la parcelle de terre qui pouvait être perturbée par la nouvelle construction. Étant donné qu’une partie du terrain n’a pas été explorée, la firme Arkéotec a recommandé, dans son rapport, que des interventions archéologiques soient réalisées avant tout projet d’aménagement prévu à proximité de cet endroit.

Des artéfacts révélateurs

Parmi les artéfacts, la quarantaine d’archéologues ont trouvé des pointes de projectiles, des outils pour transformer des objets, des tessons de céramique, des lances pour la pêche et des ossements d’animaux.

Les autochtones prisaient cet endroit pour chasser des espèces sauvagines et pêcher des poissons. Ils étaient nomades, affirme M. Chevrier. Des pierres de type chert, quartzite et quartz ont été extraites de la terre. Ces pierres étaient utilisées pour tailler des outils et des objets. Les gisements de ces pierres se situaient dans la région du lac Champlain.

« Ça laisse supposer que les autochtones se promenaient sur une grande distance. Cet endroit était destiné à l’acquisition et la transformation des ressources tant animales que végétales au printemps », explique-t-il.

Des artéfacts de l’époque moderne ont également été mis à jour grâce à cette démarche. Ces éléments sont principalement reliés au 19e, 20e et 21e siècle. Les objets datant des siècles plus récents témoignent de l’utilisation de l’endroit pour la pratique du tir. De nombreuses cartouches et morceaux d’argile ont été déterrés.

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