28 novembre 2017
Jocelyna Dubuc lauréate du prix Réalisations Les Affaires
De Sorel-Tracy à pionnière dans l’industrie des spas
Par: Sarah Elisabeth Aubry

Jocelyna Dubuc, présidente-directrice générale du spa Eastman Photo: Gracieuseté

La présidente-directrice générale du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc a entrepris sa première cure d’alimentation vers l’âge de 22 ans et c’est ce qui a changé sa vie. L’entrepreneure, qui a accumulé plusieurs prix au cours de sa carrière, a puisé son inspiration dans son patelin à Sorel-Tracy.

Jocelyna Dubuc s’est rendue à un magasin d’alimentation naturelle situé sur la rue Augusta à Sorel-Tracy avec sa mère alors qu’elle était adolescente dans les années 60. Ce commerce l’aura marquée, puisque son idée de départ a par la suite émergé. Elle savait depuis un moment que sa santé était fragile.

Vers l’âge de 22 ans, elle a commencé à entreprendre une cure pour améliorer son alimentation. « J’ai acheté deux livres, j’ai suivi les conseils et ç’a changé ma vie. J’ai complètement changé mon alimentation du jour au lendemain. J’ai commencé à rêver de créer un endroit », raconte Mme Dubuc. Au cours de cette même année, elle a découvert le yoga et la méditation.

Grâce à un voyage en Inde et aux apprentissages retenus au niveau de la santé, la pionnière de l’industrie des spas, aujourd’hui âgée de 70 ans, a gardé en tête de développer un endroit où toute personne pourrait relaxer.

« Je me suis mise à rêver à un endroit où il y aurait des saunas, du chaud, du froid, mais je ne savais pas comment. C’est à travers les années qu’on apprend. »

C’est en 1977 qu’elle a fondé le Spa Eastman et c’est avec le temps que l’endroit s’est agrandi. « Souvent les gens écrivent: c’est l’Inde qui l’a inspirée. Ce n’est pas vrai. C’est vraiment au Québec, à Sorel sur la rue Augusta. »

Changement de carrière

Jocelyna Dubuc voulait devenir médecin, mais a plutôt opté pour l’enseignement. Elle a d’ailleurs enseigné l’histoire et la géographie à l’école Bernard-Gariépy.

Poussée par son ambition et son rêve, elle a quitté ce domaine pour se lancer en affaires. Une initiative risquée pour l’époque, confesse-t-elle. Pour sa part, il ne s’agissait pas d’un changement de carrière. Elle continuait à enseigner, mais d’une façon différente dans le volet de la santé.

Le Spa Eastman

Son expérience de cure, qu’elle qualifie de désintoxication, l’a amenée à mettre sur pied le Spa Eastman, d’abord appelé Centre de santé Eastman. Son but était d’être avant-gardiste tout en améliorant la qualité de vie des gens.

La femme d’affaires ne s’attendait pas à un tel succès avec les années. Avec le temps, des spécialistes se sont ajoutés et une panoplie d’activités sont offertes afin que la clientèle puisse bénéficier au maximum d’un moment de détente.

« Souvent, les gens me disent que passer une semaine au Spa Eastman, ça équivaut à trois semaines dans le Sud. »

L’achat d’un centre de jour en 1996 lui a permis d’ouvrir un deuxième Spa Eastman, cette fois à Montréal.

Mme Dubuc continue à se renouveler, par exemple, en misant sur le concept de cuisine tonique. L’innovation est remarquée par les clients et c’est pourquoi le Spa Eastman a remporté plusieurs prix, dont celui du meilleur spa, au Canada en 2015.

Femme d’affaires de l’année

Jocelyna Dubuc a reçu le prix Réalisations Les Affaires le 8 novembre dernier lors du gala Prix femmes d’affaires du Québec. Chaque année le gala récompense une femme pour sa contribution de différentes façons. « C’est un beau cadeau de la vie que le monde des affaires reconnaît ma contribution et celle du Spa Eastman », déclare la Soreloise d’origine.

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