3 juillet 2018
De Sorel-Tracy à New York City pour Emmanuelle Caplette
Par: Jean-Philippe Morin

Emmanuelle Caplette a livré une prestation lors de la cérémonie d'ouverture du Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, en juin 2017 à Sorel-Tracy. (Photo : Pascal Cournoyer)

La batteuse soreloise Emmanuelle Caplette réalise un de ses rêves. Elle a été sélectionnée pour faire partie du groupe de musique de l’émission de télé américaine Late Night with Seth Meyers, tournée à New York et diffusée au réseau NBC, du 16 au 19 juillet.

« Ça fait des années que je rêve de faire un show de cette envergure. J’ai tellement hâte d’être là-bas! Mes billets d’avion, mon hôtel, mon visa; c’est réglé! », s’exclame Emmanuelle Caplette, au bout du fil.

Cette émission populaire attire des millions de spectateurs chaque semaine. La visibilité sera énorme pour la Soreloise d’origine, qui sera présentée au public lors de la première émission, qui débute aux petites heures du matin, vers 12h35, après le Tonight Show de Jimmy Fallon.

« On m’a demandé d’écrire un texte de présentation. On m’a dit que je serais présentée lors de l’émission, alors la visibilité est énorme pour moi », se réjouit-elle.

Dans l’inconnu

Emmanuelle Caplette sera la batteuse du «house band» pour quatre émissions. Rien n’empêche qu’elle soit de retour d’ici la fin de l’année, toutefois.

« Mon visa est booké jusqu’en novembre, spécifie-t-elle. Je ne sais pas s’ils ont dans les plans de me faire revenir, mais ça va me faire plaisir! »

Elle n’a d’ailleurs aucune idée des chansons qu’elle interprétera lors de sa présence aux émissions du 16, 17, 18 et 19 juillet.

« Je ne sais pas ce qu’on joue, mais je sais que les styles varient beaucoup. On répète dans l’après-midi pour les thèmes d’ouverture et de fermeture d’émission. On joue aussi en allant et en revenant aux pauses et on peut accompagner des artistes. Je vais probablement le savoir le 15 juillet lors de mon arrivée à New York. Ce sera une journée chargée! », anticipe-t-elle.

Elle devient la première musicienne internationale à recevoir un tel honneur. En temps normal, seuls des musiciens américains sont invités à accompagner le groupe en place.

Partout dans le monde

Cette opportunité vient à point pour la Soreloise, qui gagne sa vie grâce à la batterie. Depuis deux ans, elle se promène aux quatre coins de la planète pour y donner des conférences sur les techniques de la batterie.

« Je suis privilégiée de faire ce que je fais. Mes commanditaires m’envoient partout dans le monde et j’en profite pour donner mon savoir aux autres. Je pars ce jeudi en France pour trois jours, ensuite New York, puis au début août je suis en République Tchèque pour des conférences. Je ne me plains pas, j’adore ça et j’en suis reconnaissante », décrit-elle.

Depuis 2007, elle fait partie de spectacles d’envergure partout dans le monde sur diverses scènes. Elle a également collaboré avec Ima, Marilou, Annie Brocoli et Stéphane Rousseau dans différents projets. Elle a aussi joué dans le groupe Circa Zero avec Andy Summers, le guitariste de The Police. C’est Normand Brathwaite, de Belle et Bum, qui lui a donné sa première chance il y a 12 ans. La Soreloise a même fait la Une du magazine de batterie du Royaume-Uni « Drummer Magazine » en mai 2016 pour tous ses accomplissements.

Sorel-Tracy tatouée sur le cœur

Et Sorel-Tracy dans tout ça? Même si elle n’a pas la chance d’y revenir aussi souvent qu’elle le voudrait, elle n’oublie pas sa région natale. Elle était d’ailleurs de passage lors du Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, en juin 2017, pour donner des ateliers de batterie aux jeunes.

« Quand j’ai la chance de retourner chez nous, pour en plus enseigner ma passion, je dis oui tout de suite. C’était un bel événement et ça m’a donné la chance de revoir mon monde. »

Elle a aussi participé au spectacle du Grand 375, le 17 juin 2017 à l’occasion des Fêtes du 375e anniversaire de la Ville de Sorel-Tracy.

Même si elle n’a commencé la batterie qu’à l’âge de 18 ans, Emmanuelle Caplette savait déjà qu’elle deviendrait musicienne.

« Mon père était musicien et il m’a transmis sa passion. D’aussi loin que je me souvienne, je «tapochais» sur les casseroles de ma mère à la maison tout le temps. C’est à 9 ans que ma passion a débuté dans le club Les Majestics à Sorel. Je jouais de la caisse claire et je n’ai jamais arrêté pendant huit ans, avant de me diriger vers la batterie à la fin de mon secondaire. Ensuite, tout s’est enchaîné », raconte-t-elle.

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