27 janvier 2020
David Savard aura un essai avec les Roughriders
Par: Sébastien Lacroix

David Savard avait parlé brièvement avec un recruteur des Roughriders lors d’un camp d'évaluation auquel il avait participé, en mars 2019, en vue du prochain repêchage de la LCF. Photo gracieuseté – Brianna Thickle

Le Sorelois David Savard a finalement reçu l’appel tant attendu. Ignoré au repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), le printemps dernier, il a été invité au prochain camp d’entraînement des Roughriders de la Saskatchewan.

Après être revenu pour jouer une cinquième et dernière saison universitaire avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, le centre-arrière a fait écarquiller les yeux en diffusant une compilation de ses meilleurs jeux en attaque et sur les unités spéciales.

C’est même l’entraîneur-chef Craig Dickenson qui a démontré son intérêt envers l’ancien des Polypus. Après avoir visionné la vidéo, le pilote des Roughriders a demandé à Alexandre Chevrier, un ancien du Vert & Or qui évolue en Saskatchewan depuis 2018, de prendre contact avec son ancien coéquipier pour savoir s’il s’entraînait encore et s’il avait toujours des visées professionnelles.

« Il m’a dit : «ça ne me surprendrait pas que t’aies un appel bientôt». J’ai aussitôt mis mon agent là-dessus. Il m’a réécrit pour me dire que ça augure bien. Finalement, il m’a appelé pour me dire que «Saskatchewan, ce n’est pas de la frime, ils te donnent une shot» », a-t-il raconté au journal Les 2 Rives quelques heures après avoir appris la nouvelle.

Même s’il ne savait pas s’il allait avoir un essai, David Savard continuait de s’entraîner en vue d’un éventuel appel d’une équipe de la LCF. « Ce n’était pas démotivant, parce que j’aime ça m’entraîner. Ça fait plusieurs années que c’est dans mon mode de vie, mais j’avais l’impression de ne pas nécessairement avoir un but. Les autres années, quand je m’entraînais, c’était pour être performant pour la saison. Tandis que là, c’était très hypothétique », témoigne-t-il.

« La motivation dans le gym va revenir, assure David Savard. Parce que je devrai être performant pour le mois de mai avec les camps d’entraînement et l’éventuelle saison, si jamais l’équipe décide de me garder. »

Un poste sur les unités spéciales?

David Savard espère que le fait que Craig Dickenson soit un ancien coordonnateur des unités spéciales pourra l’avantager. Parce que c’est un aspect du match pour lequel il a mis l’accent au cours des dernières années.

« C’est ce qui m’a permis de me démarquer au cours de mes années universitaires. Dans mon développement, c’est là-dessus que j’ai focalisé. Je savais que c’est important au football canadien. À trois essais, il y a plus de bottés de dégagement qu’à quatre essais. Je savais que c’était une façon de se tailler une place plus rapidement », explique-t-il.

« C’est quelque chose [les unités spéciales] que j’ai vraiment adoré faire tout au long de mes années universitaires et je savais que si je voulais me rendre professionnel, ça allait passer par les unités spéciales », continue-t-il.

« Je suis un joueur qui est vanté par les équipes comme étant très physique. C’est un atout très important sur les unités spéciales, souligne David Savard. J’adore le côté barbare de descendre sur un botté d’envoi pour aller se frapper et se cogner. Ce n’est pas tout le monde qui aime ça (aller se frapper à haute vélocité), mais moi ça me motive. »

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