16 octobre 2019
La Chambre de commerce et d'industrie de Sorel-Tracy se prononce sur les enjeux fédéraux
Créer un environnement économique favorable
Par: Sébastien Lacroix
Le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Sorel-Tracy, Sylvain Dupuis, dresse sa liste d'épicerie au prochain député fédéral.
Photothèque | Les 2 Rives ©

Le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Sorel-Tracy, Sylvain Dupuis, dresse sa liste d'épicerie au prochain député fédéral. Photothèque | Les 2 Rives ©

Pour favoriser le développement économique de la région, la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST) souhaite que le prochain gouvernement fédéral offre un environnement plus favorable aux entreprises et aux travailleurs.

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On s’attend d’abord à ce que le prochain gouvernement canadien s’implique pour régler le contexte mondial qui a des effets jusque chez nous. Notamment en ce qui concerne les tarifs douaniers sur l’acier imposés par les États-Unis et le conflit commercial de nos voisins du sud avec la Chine qui peuvent nuire aux exportations.

« Sorel-Tracy est une région métallurgique, rappelle le directeur général de la CCIST, Sylvain Dupuis. Si nos grosses entreprises métallurgiques ralentissent, les petites qui travaillent en collaboration avec eux autres vont aussi ralentir. Ça fait boule de neige dans l’économie. Parce que le monde fait attention quand il y a une inquiétude. [(…] Ç’a un impact sur l’argent lousse qu’on a pour dépenser dans la restauration, dans les services, les produits. »

Bien que le marché canadien ne soit pas aussi lucratif que celui des États-Unis, il est tout de même important d’adopter une stratégie pour favoriser le commerce intérieur entre les provinces, souligne le directeur général de la CCIST. « Chaque province a ses lois. C’est correct, mais il faudrait arriver à avoir les mêmes exigences réglementaires et techniques. Parce que ça fait en sorte qu’il y a des barrières intérieures. Un produit peut se vendre ici, mais pas en Ontario. Il faut avoir une vision fédérale de la chose. »

Chez nous, la CCIST surveille l’agrandissement du port de Contrecœur et la venue du complexe portuaire de Sorel-Tracy sur les terrains de l’ancienne centrale thermique. « Il faut continuer de pousser pour s’assurer que le terminal de Contrecœur fonctionne. Celui de Sorel-Tracy, aussi. Parce qu’il aura besoin d’argent pour qu’il y ait des infrastructures et des équipements. Le fédéral devra embarquer pour payer sa part », mentionne Sylvain Dupuis.

Pour favoriser l’achat dans les commerces qui ont pignon sur rue, la CCIST demande que le gouvernement mette les mêmes barèmes aux géants du Web. « C’est comme une concurrence déloyale. Si mon entreprise paie des taxes et eux autres non… En partant, il y a un 15 % qui ne balance pas », indique Sylvain Dupuis.

La CCIST souhaite aussi que le fédéral améliore la situation fiscale en réduisant les impôts et les taxes des entreprises. « C’est un frein au développement des entreprises, souligne Sylvain Dupuis. Parce que plus tu payes de taxes, moins t’engages de monde et moins t’investis dans ta business. L’idée n’est pas d’arriver à zéro, mais je pense qu’il y a du travail à faire là-dessus. Parce que toutes les charges à payer, c’est de l’argent qui n’est pas disponible pour le développement économique. »

Même chose pour retenir les travailleurs expérimentés de 60 ans et plus qui pourraient venir donner un coup de main dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « On vit de plus en plus vieux. On n’est pas toujours prêt à arrêter de travailler à 62 ans, mais des fois, on n’a pas le choix. Parce que ça commence à coûter de l’argent de continuer de travailler, explique le directeur général. Ça permet d’avoir une deuxième carrière et pour les entreprises, d’avoir des travailleurs expérimentés. »

Un autre dossier pour contrer la pénurie de main-d’œuvre serait de faciliter les mesures de transition pour les immigrants. « Il y a quelque chose à faire pour alléger le processus de recrutement et d’accueil pour que ce soit plus fluide et facile de les amener et de les garder, espère Sylvain Dupuis. Ce sont souvent des employés qui sont considérés comme temporaires. Pour passer à un statut permanent, il y a plusieurs dédales administratives. Une fois installé, c’est compliqué de faire venir sa famille, de l’installer, d’avoir les privilèges d’être un résident permanent et après d’être un citoyen canadien. »

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