13 octobre 2021
Courses de motos : un Sainte-Annois cogne à la porte des pros
Par: Jean-Philippe Morin

Guillaume Lavallée (à gauche) est grimpé sur la deuxième marche du podium le 18 septembre, en Ontario. Photo Maxime Orven

Son équipe a apporté plusieurs ajustements à la moto en vue de la course. Photo Maxime Orven

Guillaume Lavallée a commencé à courser avec sa moto il y a un an seulement. Pourtant, le Sainte-Annois de 32 ans fait écarquiller les yeux, lui qui a terminé deuxième dans la catégorie Amateur Superbike lors de deux courses du Canadian Superbike Championship (CSBK) qui s’est déroulé au Calabogie Motorspark, en Ontario.

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Lors de la première course de ce qui est considéré comme le championnat canadien en Superbike, Guillaume Lavallée a terminé au deuxième rang, le 11 juillet, seulement 1,385 seconde derrière le gagnant, Anthony Bergeron. Puis le 18 septembre, sur le même parcours, il a également terminé deuxième, cette fois seulement 0,58 seconde derrière le même pilote, Anthony Bergeron.

« J’ai eu de belles performances, mais je n’ai pas eu le temps de me pratiquer comme je le voulais avant les compétitions. Je me suis parti ma propre compagnie, Polyexcave, donc j’ai eu moins de temps à consacrer aux courses. Je suis quand même fier de ce que j’ai réalisé. J’ai eu de moins bons résultats les vendredis et samedis dans les qualifications, mais quand arrivait le temps de la course le dimanche, mon équipe travaillait fort dans les réglages finaux et ça s’est bien passé », souligne Guillaume Lavallée.

Grâce à ces résultats, il pourrait être appelé à courser avec les professionnels plus tôt que tard. « Je suis dans la classe amateur, celle juste avant de tomber pro. Souvent, ceux qui font des top 3 dans cette classe sont appelés pour être pro. C’est sûr que j’aimerais ça », avance-t-il.

Une passion arrivée sur le tard

Le plus impressionnant, c’est que Guillaume Lavallée a commencé à courser à moto seulement l’an dernier. Il y a quelques jours, lors du championnat canadien, il était donc sur la même piste que des pilotes qui ont plus de 20 ans d’expérience et il a mieux fait qu’eux.

« Je me suis inscrit à des essais libres au Circuit ICAR à Mirabel juste pour voir comment je me débrouillais sur une moto. Finalement, après quelques tours, je faisais déjà tourner des têtes. J’ai été approché par des gens là-bas après avoir terminé quatrième contre des pilotes qui coursent souvent. Je suis passé de la classe débutant à expert dans la même journée, c’était assez spécial », décrit-il.

C’est donc à ce moment que la piqûre pour la course est arrivée… lui qui n’a même pas de permis de moto! « Vu que c’est un circuit fermé, je n’ai pas besoin de permis de moto, mais oui c’est assez particulier, rigole-t-il. Le fait est que je m’amuse comme un fou sur une piste. C’est vraiment rendu une passion. »

« On roule jusqu’à 300 km/h en ligne droite, poursuit-il. Il n’y a rien pour accoter ça en termes d’adrénaline. Nos genoux et nos coudes frôlent le sol lors de virages à 200 km/h. C’est kamikaze un peu, j’avoue! Mais quand j’embarque sur ma moto, c’est le plus beau feeling que je puisse avoir. »

Heureusement, le Sainte-Annois n’a pas subi d’accident majeur depuis ses débuts l’an dernier. « J’ai tout le temps un peu peur quand je course, c’est normal. Comme pilote, on n’a aucune assurance si on se blesse et moi, je veux entrer travailler le lundi! Je fais quand même très attention », assure-t-il.

Comme il en coûte environ 40 000 $ par année pour courser, Guillaume Lavallée s’est associé avec plusieurs commanditaires, dont certains de la région. Il tient d’ailleurs à les remercier pour la saison 2021 et espère, avec ses belles performances, pouvoir compter sur eux l’an prochain en plus de s’associer avec de nouveaux partenaires.

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