7 août 2015
Contrecœur prend les grands moyens pour rendre une intersection sécuritaire
Par: Sarah-Eve Charland
Le conseiller du district 6, Jean-Yves Gendron, exige un feu clignotant à l’intersection de la route 132 et de la montée Saint-Roch à Contrecœur. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le conseiller du district 6, Jean-Yves Gendron, exige un feu clignotant à l’intersection de la route 132 et de la montée Saint-Roch à Contrecœur. | TC Média - Sarah-Eve Charland

L’intersection de la route 132 et de la montée Saint-Roch est très dangereuse; c’est du moins ce qu’affirment les élus et des citoyens de Contrecœur après avoir assisté à plusieurs accidents. Une fois de plus, la municipalité a demandé au ministère des Transports l’ajout d’un feu clignotant à cette intersection.

Les élus continuent de livrer un combat déjà entamé depuis plusieurs années. Depuis son entrée au poste de mairesse, Mme Dansereau qui en est à son 4e mandat, assure avoir rempli à cinq reprises une demande au ministère des Transports pour installer un clignotant à cette intersection.

« On ne lâche pas. On va finir par l’avoir. C’est important d’avertir les automobilistes qu’il peut y avoir des personnes qui arrivent dans l’autre sens », croit-elle.

Le conseiller du district 6, communément appelé Saint-Laurent-du-fleuve, Jean-Yves Gendron, croit qu’il ne faut pas laisser tomber. Il a reçu plusieurs plaintes des citoyens sur le sujet.

« Il y a souvent des accidents parce que les gens roulent vite. Il y a même déjà eu des morts. On doit tout faire pour sécuriser le secteur. Un feu clignotant est une solution. »

Les automobilistes en provenance du centre-ville de Contrecœur peuvent rouler jusqu’à 90 km/h sur la route Marie-Victorin jusqu’à atteindre la zone de 70 km/h quelques mètres après l’intersection.

Des citoyens inquiets

Selon plusieurs citoyens rencontrés dans les environs, la vitesse est la principale problématique. Plusieurs sont aux premières loges et voient régulièrement des voitures freiner brusquement, des accrochages et même des accidents.

« C’est un secteur très résidentiel. Il y a plusieurs commerces et une piste cyclable. Les voitures roulent trop vite sur la route 132. Il faut avant tout sensibiliser les conducteurs », explique la propriétaire du commerce La Perle Marine, Johanne La Perle.

« Selon moi, c’est le comportement des conducteurs qui doit changer. En plus, le ministère a installé la zone de 70 km/h après l’intersection. C’est une vraie joke », ajoute un autre citoyen.

« C’est dangereux. Les gens en provenance de la montée Saint-Roch doivent s’avancer dans la rue lorsqu’ils doivent tourner sur la route 132. Un clignotant ne fera certainement pas de tort », souligne Éric Duhamel.

Pas dangereux, selon la Régie de police

Depuis 2010, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent a enregistré neuf accidents, incluant les accrochages, les accidents avec bris matériel, les accidents impliquant un chevreuil et les accidents avec blessés mineurs. L’organisme n’a enregistré aucun accident mortel ou avec blessé majeur.

« Ce n’est pas une intersection plus dangereuse qu’une autre. Du moins, c’est ce qui ressort de mes statistiques. Nous n’effectuons donc pas une surveillance accrue dans ce secteur », affirme le porte-parole, Pierre Tremblay.

Le ministère en mode analyse

« Pour le moment, nous n’avons pas encore reçu la demande de la municipalité. Le ministère des Transports a effectué une analyse approfondie dans l’objectif d’identifier une intervention propice. Il y aura une rencontre avec la municipalité prochainement pour en discuter », explique le porte-parole du MTQ, Martin Girard.

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