7 février 2018
Nouvelle mairesse depuis novembre 2017
Chantal Denis voit Saint-Antoine-sur-Richelieu en vert
Par: Jean-Philippe Morin

Chantal Denis se plait dans son nouvelle rôle de mairesse. (Photo : Jean-Philippe Morin)

Nouvelle mairesse de Saint-Antoine-sur-Richelieu depuis novembre 2017, Chantal Denis mise sur l’environnement dans son mandat de quatre ans.

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Ayant été gestionnaire toute sa vie, notamment chez Emploi-Québec à Montréal avant sa retraite en 2002, Chantal Denis a été impliquée dans divers conseils d’administration. Puis elle a décidé de se lancer en politique pour devenir conseillère municipale en 2013 afin d’amener l’environnement au sommet des préoccupations de sa municipalité.

Au cours des quatre années de son mandat, elle a mis en place l’événement « Saint-Antoine vire au vert », soit un salon avec des kiosques afin de sensibiliser les citoyens à l’environnement. Mme Denis a aussi travaillé, en 2017, à l’implantation du parc Miyuki-Tanobé, près des limites de Saint-Marc-sur-Richelieu. Inauguré en septembre dernier, le parc est un espace vert où des arbres ont été plantés.

« C’est à ce moment, en septembre, que j’ai décidé de me lancer à la mairie. Des citoyens voulaient la continuité au conseil. Trois conseillers m’ont aussi suivie et ont été réélus, comme toute notre équipe. On est bien contents et on veut assurer une belle continuité dans la municipalité », souligne Chantal Denis.

La mairesse a plusieurs projets sur la table. Elle veut notamment stimuler le développement résidentiel et rendre plus accessible la Maison de la culture de Saint-Antoine-sur-Richelieu en demandant des subventions au ministère de la Culture. Mme Denis dit aussi travailler pour avoir du transport collectif sur son territoire. Elle veut également régler le problème de transport entre les deux rives puisqu’il n’y a pas de pont de glace cette année en direction de Saint-Denis-sur-Richelieu.

« On a aussi mis un budget participatif de 10 000$ pour les citoyens. Ils auront à décider d’un projet qui sera bénéfique pour la communauté. Tout ça dans le but de créer un sentiment d’appartenance et un dynamisme envers leur municipalité », relate la mairesse.

Réduction de taxes pour certains citoyens

Saint-Antoine-sur-Richelieu a décidé de hausser son budget de 0,9%, soit la hausse normale de l’Indice du prix à la consommation (IPC). Il passe ainsi de 2 344 715$ en 2017 à 2 366 710$ en 2018.

Certains citoyens disposant d’une maison de ville ou de campagne verront leur compte de taxes baisser. Le taux foncier, établi à 0,61$ par 100$ d’évaluation en 2017, est passé à 0,51$ par 100$ d’évaluation en 2018, une chute de près de 16%. Malgré cette baisse, les services demeureront en place, assure Chantal Denis.

Pour ce qui est des agriculteurs, ils devront payer 0,38$ par 100$ d’évaluation pour leur exploitation agricole enregistrée (EAE).

« L’exercice a été difficile puisque nous devions faire notre nouveau rôle d’évaluation foncière, explique Chantal Denis. Il y a trois ans, on avait décidé de le reconduire sans modification. C’est donc dire que ça fait six ans qu’il n’avait pas bougé. »

Ainsi, les évaluations des terres agricoles ont augmenté de 85% en six ans. Quant aux évaluations des maisons unifamiliales, elles ont augmenté de près de 7%. Comme 98% du territoire de Saint-Antoine-sur-Richelieu est agricole, les élus devaient trouver une solution, avance la mairesse.

« On s’est alors posé la question : qu’est-ce qu’on fait pour ne pas étouffer nos agriculteurs? Le gouvernement nous permet de réduire de 25% le taux des terres agricoles. Ça leur donne une chance de souffler un peu. Ils ont apprécié notre travail, d’après ce qu’on a pu voir lors de la présentation du budget. Ils vont payer un peu plus, mais considérant la hausse drastique de l’évaluation en six ans, ce n’est pas si mal », conclut Chantal Denis.

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