13 novembre 2017
« C’est un miracle que personne ne se soit retrouvé dans le fossé » – Dominique Feuiltault
Par: Julie Lambert
aragraph Publié le 13 novembre 2017 Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. Photos par Photo: Pascal Cournoyer Publié le 13 novembre 2017 Les propriétaires de la maison sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Saint-Roch-de-Richelieu, Dominique Feuiltault et Marie-Ève Leblond Photos par Photo: Julie Lambert Publié le 13 novembre 2017 Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. Photos par Photo: Pascal Cournoyer Publié le 13 novembre 2017 La maison est pour le moment comdannée en attendant le verdict de la Sécurité civile du Québec. Photos par Photo: Julie Lambert" />

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Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. |  © Photo: Pascal Cournoyer

Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. | © Photo: Pascal Cournoyer

Publié le 13 novembre 2017 | Les propriétaires de la maison sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Saint-Roch-de-Richelieu, Dominique Feuiltault et Marie-Ève Leblond | Photos par Photo: Julie Lambert

Publié le 13 novembre 2017 | Les propriétaires de la maison sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Saint-Roch-de-Richelieu, Dominique Feuiltault et Marie-Ève Leblond | Photos par Photo: Julie Lambert

Publié le 13 novembre 2017 | Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. | Photos par Photo: Pascal Cournoyer

Publié le 13 novembre 2017 | Un glissement de terrain a emporté une bonne partie du terrain de la maison à Saint-Roch-de-Richelieu. | Photos par Photo: Pascal Cournoyer

Publié le 13 novembre 2017 | La maison est pour le moment comdannée en attendant le verdict de la Sécurité civile du Québec. | Photos par Photo: Julie Lambert

Publié le 13 novembre 2017 | La maison est pour le moment comdannée en attendant le verdict de la Sécurité civile du Québec. | Photos par Photo: Julie Lambert

Les résidents de la rue Saint-Jean-Baptiste à Saint-Roch-de-Richelieu, Dominique Feuiltault et Marie-Ève Leblond, se retrouvent sans domicile. Leur maison a été condamnée après un glissement de terrain le 12 novembre qui s’étend jusqu’à quatre mètres de leur perron.

Propriétaire depuis 10 ans de la maison, M. Feuiltault est encore sous le choc de l’incident. Lui et sa conjointe ne se trouvaient pas à la maison lorsque le glissement s’est produit, vers 11h55.

« On a été pris de court. Nous avons reçu un téléphone de la Sûreté du Québec parce qu’un voisin de l’autre côté de la rive a vu l’effondrement. Je suis content parce que personne ne s’est retrouvé dans le fossé comme c’est arrivé à Saint-Jude. J’ai des frissons rien qu’à penser à ce qui aurait pu arriver », confie-t-il.

Une famille avait été ensevelie dans l’effondrement de leur maison à Saint-Jude en 2010. Selon M. Feuiltault, rien ne laissait présager que près de 200 pieds de son terrain disparaîtraient. Sa maison se trouvait à 700 pieds de l’eau et avec le glissement, elle est à moins de 4,5 mètres du trou béant.

« Les canalisations de la municipalité sont très vieilles. Il y a des veines souterraines qui se sont peut-être formées dans les dernières années et qui ont causé une accumulation d’eau. C’est sûr que ce n’est pas l’érosion des berges et des bateaux puisque le glissement est vraiment important », soulève le pompier volontaire de 48 ans.

Les analystes de la Sécurité civile du Québec se trouvaient sur les lieux ce matin. Selon le porte-parole de l’organisme Jean-Sébastien Forest, le résultat des expertises sera connu d’ici demain. Les experts doivent déterminer si le fossé peut s’agrandir au cours des prochaines heures ou si la situation va demeurer stable.

Depuis hier, les propriétaires sont à l’hôtel en attendant le verdict de l’organisme. À court terme, la municipalité s’occupe d’aider les propriétaires en collaboration avec la Croix-Rouge.

Sans domicile

« L’aide financière peut être modulée en fonction des événements et des besoins des propriétaires. Cela peut servir pour l’hébergement, la nourriture, les services personnels et l’habillement », énumère le directeur général de la municipalité, Reynald Castonguay.

Si la situation est jugée dangereuse, ils devront toutefois décider de la suite en négociant avec le gouvernement du Québec, explique le porte-parole. M. Forest.

« Il y a plusieurs alternatives pour les propriétaires. La maison pourrait être relocalisée sur le terrain ou ailleurs ainsi qu’un enrochement pour stabiliser la berge pourrait aussi être effectué. La solution sera choisie en fonction des coûts », explique M. Forest.

Un cas de trop

Le maire sortant, Claude Pothier, déplore que dans les 10 dernières années environ une dizaine de glissements de terrain soient survenus dans sa municipalité, dont trois seulement en 2017.

« On espère qu’un cas semblable ne se reproduira pas. Ce n’est pas le pouvoir de la municipalité de faire quelque chose. Cela se trouve dans les mains du fédéral et du provincial », mentionne le maire.

Le propriétaire de la résidence était peu optimiste de pouvoir trouver une solution si jamais sa résidence est condamnée.

« Je vais voir ce qui va arriver au niveau financier. Il n’y a pas d’assurance pour ça. C’est certain qu’une banque ne financera jamais pour relocaliser une maison ou donner un prêt pour une maison qui ne peut pas être vendue. Peu importe ce qui arrive, ce matin j’ai une perte financière de 400 000$. Je vais agir à titre de porte-voix pour les gens dans la même situation que moi », affirme M. Feuiltaut.

Le député Sylvain Rochon est de son côté prêt à aller défendre la cause de M. Feuiltault s’il décidait de défendre les droits des propriétaires comme lui. « Il faut plus qu’identifier les secteurs de dangerosité. Il n’y a pas eu de perte de vie. Il n’y a jamais eu d’actions entreprises. Il faut que le gouvernement prenne des actions et je suis prêt à faire campagne à ses côtés » conclut-il.

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